Quod omnis probus liber, p. 873, éd. de Mang
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270 LA KABBALE. | k systèmes ait nécessairement copié l’autre ? Si nous voulions nous cofitenter d’une critique superficielle, un seul mot suffirait à résoudre cette question; ear nous n’aurions aucune peine à établir, et nous avons déjà établi dans notre premier mémoire, que la doctrine seerète des Hébreux existait depuis longtemps quand Ammonius Saccas, Plotin et Porphyre renouvelèrent la face de la philosophie. Nous aimons mieux admettre, . comme de fortes raisons nous y obligent, que la kabbale a mis plusieurs siècles à se développer et à se constituer à son état définitif. Dès lors, la supposition qu’elle a beaucoup emprunté de l’école païenne d’Alexandrie demeure dans toute sa force et mérite un sérieux examen; surtout si l’on songe que depuis la révolution opérée en Orient par les armes macédoniennes, plusieurs Juifs ont adopté la langue et la civilisation de leurs vainqueurs.
Il faut d'abord que nous partions d’un fait déjà prouvé ailleurs ‘, et qui, dans la suite de ce travail, se prouvera plus clairement encore par lui-même : c’est que la kabbale, comme l’attestent la langue dans laquelle elle nous a été conservée et son étroite alliance avee les institutions rabbiniques, nous est venue de la Palestine; car à Alexandrie les Juifs parlaient grec, et dans aucun cas ils n'auraient fait usage de l’idiome populaire et corrompu de la Terre-Sainte. En Perse, pendant les