‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 130 sur 202 · Porphyre, Vie de Plotin · texte numérisé non relu

Porphyre, Vie de Plotin

5. Selon Proclus, la philosophie de Platon a existé de tout temps dans la pensée des hommes les plus éminents; c’est dans les mystères qu’elle s’est transmise d'âge en âge jusqu’à Platon, qui, à son tour, l’a communiquée à ses disciples. Âréoav pv roù Iéruvos qiccopiav xai rnv pyv dxiduÿat vouifo xara Ti Tüv xperrrévv dyabostdñ Pob- Anav.. .. vis rs ŒXAne éndonc Au puerogoos xarécrnos To IAdrevos quoso— qizs wa roveyobs rüv dv énoffrirac mapa Tüv abrod wpacouréper meretanps.

science et l'habitude des interprétations allégoriques!; qu’enfin elle plaçait au-dessus de la raison les prétendues lumières de l'enthousiasme et de la foi * : ce sont là des prétentions communes à toute espèce de mysticisme , et nous n’y arrêterons pas notre aftention, afin d'arriver sans retard à des points plus importants. 4° Pour Plotin et ses disciples, comme pour les adeptes de la kabbale, Dieu est avant tout la cause immanente et l’origine substantielle des choses. Tout part de lui et tout retourne en lui; il est le commencement et la fin de tout ce qui est °. Il est, comme dit Porphyre, partout et nulle part. Il est partout, car tous les êtres sont en lui et par lui; il n’est nulle part, car il n’est contenu dans aucun être en particulier ni dans la somme des êtres *. Il est si loin d’être la.réunion de toutes les existences particulières, qu'il est même, dit Plotin ;,

4. Il y a, dit Proclus, trois manières de parler de Dieu, l’une mystique ou divine éibracruüe, l’autre dialectique Staexruwos, et la troisième symbolique , auu6oa&c. 10. supra., chap. 4. Cette distinction rappelle les trois vétements de la loi admis par le Zohar.

2. Cette préférence est exprimée à satiété dans tous les ouvrages de Plotin et de Proclus, mais nous citerons principalement, dans la Théologie platonicienne de ce dernier, le 25° chap. du 1° liv., où la foi est définie d’une manière très remarquable.

3. Procl. in Theol. Plat., I, 3; II, 4; Element. theol., 27-34, et dans les Comment. sur Platon.

4. Iévra va vra vai un Gvra êx Toù Oncù xai à Go, nat cûx adrès.…. 7à Évra Ta mavra yévmra dt abroù xai dv adre, Êr: mavrayoë éxsivos, Érspa d'à advob, dre abrôç od'auoë. Sent. ad sntelligib., chap. 32.

5. 6me Ennéade, VIII, 19. — Voir aussi Jamblique, de Mysteriis Ægypt., sect. VIII, chap. 2. |

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