‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 133 sur 202 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

des corps. Ces trois trinités particulières qui se confondent et se perdent en quelque façon dans une trinité générale, ne se distinguent pas beaucoup de la classification des attributs divins dans le Zohar. Rappelonsnous en effet que toutes les Séphiroth sont divisées en trois eatégories, qui forment également dans leur ensemble une trinité générale et indivisible. Les trois premières ont un caractère purement intellectuel ; celles qui viennent après ont un caractère moral, et les dernières se rapportent à Dieu considéré dans la nature. 3° Les deux systèmes que nous eomparons entre eux nous font concevoir exactement de la même manière la génération * des êtres ou la manifestation des attributs de Dieu dans l'univers. L'intelligence dans la doctrine de Plotin et de Proclus étant, comme nous l'avons déjà dit, l'essence même de l'être , l'être et l'intelligence étant absolument identiques dans le sein de l'unité, il en résulte que toutes les existences dont se compose l'univers et tous les aspects sous lesquels nous pouvons les considérer, ne sont qu'un développement de la pensée absolue ou une sorte de dialectique créatrice, qui, dans la sphère infinie où elle s’exerce, produit en même temps la lumière, la réalité et la vie‘. En effet, rien ne se sé-

Tmpoi ré pécu This Srutcupyixtis, ral pLaaTæ Tv duytxoy d'idxoaucy xuGspva. x.r.à. L.c. liv. VI, chap. 2 et seq.

4. Âraca povac brooriost Atos iv &ç Éaurñs J'ebtapoy yevvboa xai pLepttopevov rèç dv abri xpupios npolrapycüaus duvauers, |. c.1iv. II, chap. 1.— Érad'h qho 4rd rov vonrüv név-a zpéuos rà Évra, ar’ airiav êxet Tévre mpoù-

xäoyxet, iv. V, chap. 30.

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pare absolument du premier principe ou de la suprême unité, toujours immuable et semblable à elle-même; tous les êtres et toutes les forces que nous distinguons ‘dans le monde, elle les renferme, mais d'une manière intellectuelle. Dans la seconde unité ou dans l’intelligence proprement dite, la pensée se divise; elle devient sujet, objet et acte de la pensée. Enfin, dans les degrés inférieurs, la multiplicité et le nombre s'étendent à l'infini‘; mais en même temps l'essence intelligible des choses s’affaiblit graduellement, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une négation pure. Dans cet état, elle devient la matière, que Porphyre * appelle l'absence de tout être (fers mavroç où évros) ou un non-être véritable (&Andivov un &), que Plotin nous représente plus poétiquement sous l’image des ténèbres qui marquent la limite de notre connaissance, et auxquelles notre âme, en s’y réfléchissant, a donné une forme intelligible 5. Rappelons-nous deux passages remarquables du Zohar, où la pensée, d’abord confondue avec l'être dans un état d'identité parfaite, produit successivement. toutes les créatures et tous les attributs divins, en prenant d'elle-même une connaissance de plus en plus variée et distincte. Les éléments eux-mêmes, j'entends les élé-

4. Hoav pv oëv xai dv ri mporp povédi duvaues, GAAX vonrüc" xat dv 7ÿ d'avréoa medaodct xal encyevtiousç, GAAG vosrüç nat vospoic * Év dé Tpiry wav ec 8 dphuèe G2ov éaurôv éxenvas. L. c. liv. IV, chap. 29.

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