TROISIÈME PARTIE
ments matériels et les divers points qu'on distingue dans l’espace, sont comptés parmi les choses qu’elle produit éternellement de son propre sein‘. Il ne faut donc jamais prendre à la lettre, soit dans la doctrine hébraïque, soit dans la doctrine alexandrine, toutes les métaphores qui nous représentent le principe suprême des choses comme un foyer de lumière dont émanent éternellement, sans l’épuiser, des rayons par lesquels se révèle sa présence sur tous les points de l'infini. La lumière, comme le dit expressément Proclus?, n’est pas autre chose ici que l'intelligence ou la participation de l'existence divine (oÿdév &o éoti ro qe À perovaix Tic Oefas ürépteuc ). Le foyer inépuisable dont elle découle sans interruption, c’est l'unité absolue au sein de laquelle l'être et la pensée se confondent *. Il serait sans utilité de reproduire ici, pour le compte de l’école néoplatonique, tout ce que nous avons dit, dans l’analyse du Zohar, sur l’âme humaine et son union avec Dieu par la foi et par l'amour. Sur ce point, tous les systèmes mystiques sont nécessairement d'accord, car il peut être regardé comme la base, comme le fond même du mysticisme. Nous terminerons donc ce rapide parallèle, en nous demandant s’il est bien possible d’ex-