TROISIÈME PARTIE
à son épouse qui est le Saint-Esprit (ro rveiue), produit successivement les quatre éléments, l'air et l’eau , le fou et la terre; en sorte que ces éléments et le monde extérieur en général sont ici, comme dans le Sepher tetzirah, une simple émanation ou la voix de l'Esprit ‘. Mais pourquoi persisterions-nous à glaner péniblement quelques souvenirs épars dans les Actes des Apotres ou dans les Hymnes de saint Éphrem, quand nous
pouvons puiser à pleines mains dans un monument du |
plis grand prix, assez récemment publié dans le texte syriaque et traduit en latin par un savant orientaliste : nous voulons parler du Code nazaréen ?, cette bible du gnosticisme purement oriental. On sait que saint Jérôme et saint Épiphane font remonter la secte des nazaréens jusqu'à la naissance du christianisme *. Eh bien! telle est la ressemblance d’un grand nombre de ses dogmes avec les éléments les plus essentiels du système käbbalistique, qu’en les lisant dans l’ouvrage qui vient d’être cité, on croit avoir trouvé quelques va-
riantes ou quelques fragments égarés du Zohar. Ainsi, :
Dieu y est toujours appelé le roi et le maître de la lu-