Saint-Ephrem, hymne 55, pag
2. Codex Nazareus, 3 vol. in-4°, 1845, publié et traduit par Mathieu Norberg.
3. Gette opinion, adoptée par la plupart des théologiens, doit l'emporter sur celle de Mosheim qui, pour mieux répondre aux objections de Toland contre l'unité de la foi chrétienne, fait naïître la secte des nazaréens au rv° siècle. Voy. Mosheim, Indiciæ antiquæ christianorum disciplinæ, sect. I, chap. 5.
mière; il est lui-même la splendeur la plus pure, la lumière éternelle et infinie. IL est aussi la beauté, la vie, la justice et la miséricorde ‘. De lui émanent toutes les formes que nous apercevons dans ce monde; il en est le créateur et l'artisan; mais sa propre sagesse et sa propre essence, personne ne les connaît *. Toutes les créatures se demandent entre elles quel est son nom et se voient foreées de répondre qu'il n’en a pas. Le roi de la lumière, la lumière infinie n’ayant pas de nom qu'on puisse invoquer, pas de nature qu'on puisse connaître, on ne peut arriver jusqu'à elle qu'avec un cœur pur, une àme droite et une foi pleine d'amour ?. La gradation par laquelle la doctrine nazaréenne descend du souverain être aux dernières limites de la création est exactement la même que dans un passage du Zohar déjà fréquemment eité dans ee travail : « Les « gériies, les rois et les créatures célèbrent à l’envi, « par des prières et par des hymnes, le roi suprême
4. Rex summus lucis, splendor purus, lux magna. Non est mensura, numerus et teruimus ejus splendori, luci et majestati. Totus est splendor, totus lux, totus pulchritudo, totus vita, totus justitia, totus misericordia, etc. Cod. Naz., t. I, pag. 5.
2. Creator omnium formarum, pulchrarumque artifex, retinens vero suæ sapientiæ, suîique obtegens, nec sui manifestus. 1b., pag. 7.
3. Creaturæ omnes tui nominis nesciæ. Dicunt reges lucis, se invicem interrogantes : nomenne sit magnæ luci Ÿ iidemque respondentes : nomine caret. Quia autem nomine caret, nec fuerit qui illius nomen invocet, noscendæque illius naturæ insistat, beati pacifici qui te agnoverunt corde puro, mentionem tui fecerunt mente justâ, fidem tibi integro affectu habuerunt. Cod. Naz., t. I, pag. 11.