‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 18 sur 202 · jp nu nv ON On NO J6. supr · texte numérisé non relu

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nom, en l’expliquant par les nombres ne) , est tout à fait synonyme de tout-puissant'. Sans doute la kabbale, comme nous le prouverons bientôt, est beaucoup plus éloignée du dualisme que de ce qu’on appelle aujourd’hui, dans un pays voisin, la doctrine de l'identité absolue; mais la manière allégorique dont elle sépare l’essence intelligible de Dieu et la puissance ordonnatrice du monde, n'est-elle pas propre à nous expliquer l'erreur signalée par la Guémara ?

Une dernière citation, tirée de la même source, et accompagnée des réflexions de Maïmonides, achèvera, je l'espère, la démonstration de ce point capital, qu'une sorte de philosophie, de métaphysique religieuse, s'enseignait pour ainsi dire à l'oreille parmi quelques-uns des thanaïms ou des plus anciens théologiens du judaïsme. Le Thalmud nous apprend que l’on connaissait autrefois trois noms pour exprimer l’idée de Dieu, à savoir : le fameux tétragramme ou nom de quatre lettres, puis deux autres noms étrangers à la Bible, dont l'un se composait de douze, et l’autre de quarante-deux lettres. Le premier, quoique interdit au grand nombre, circulait assez librement dans l’intérieur de l'école. « Les sages, dit le texte, l’enseignaient une fois par « semaine à leurs fils et à leurs disciples. ? » Le nom de

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