‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 185 sur 202 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

comme chez les Parses, certaines formules de prière dont la vertu est de prévenir ce malheur‘. Enlin, ce sont les mêmes fantômes, les mêmes terreurs qui les assiégent, les uns et les autres, à leurs derniers instants. À peine l'homme est-il mort, disent les livres Zends, que les démons viennent l’obséder et l’interroger*. Le Daroudj (le démon) Nésosch arrive, sous la forme d’une mouche, se place sur le mort et le frappe cruellement * ; ensuite, lorsque l’âme séparée du corps arrive près du pont Tchinevad qui sépare notre monde du monde invisible, elle est jugée par deux anges dont l'an est Mithra, aux proportions colossales, aux dix mille yeux, et dont la main est armée d’une massue*, Les rabbins, en conservant le même fond d'idées, ont su le rendre plus effrayant encore. «Lorsque l’homme, « disent-ils, au moment de quitter ce monde, vient à « ouvrir les yeux, il aperçoit dans sa maison une lueur « extraordinaire et devant lui l'ange du seigneur, vêtu « de lumière, le corps tout parsemé d’yeux et tenant à « la main une épée flamboyante; à cette vue, le mou- « rant est saisi d’un frisson qui pénètre à la fois son

d'Amsterdam, un extrait fort curieux de Rabi Mena’hem le babylonien.

4. Zend. Av., t. IL, pag. 408. — Kitzour, édit. citée dans la note précédente, pag. 92 verso et pag. 45 recto.

2, Zend Av., t. II, pag. 164. |

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