‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 21 sur 202 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

aussi le Thalmud de Jérusalem qui nous apprend qu'ils inspirèrent tous deux à Onkelos sa traduction chaldaïque des Cinq livres de Moïse.

Tel est le respect inspiré tout d’abord par cette tra duction fameuse, qu’elle parut une révélation divine. On suppose, dans le Thalmud de Babylone’, que Moïse la reçut sut le mont Sinat en même temps que la loi

écrite et la loi orale; qu’elle arriva par tradition jus

qu'au temps des thanaïms, et qu’Onkelos eut seulement la gloire de l’écrire. Un grand nombre de théologiens modernes ont cru y trouver les bases du christianisme ; ils ont prétendu surtout reconnaître le nom de la seconde personne divine dans le mot Mêimra, NY, qui signifie en effet la parole ou la pensée, et que l’auteur a partout substitué au nom de Jéhovah#. Ce qu'il y a de certain, c’est qu’il règne dans ce livre un esprit tout opposé à celui de la Mischna, à celui du Thalmud, à celui du judaïsme vulgaire, à celui du Pentateuque lui-même; en un mot, les traces du mysticisme n'y sont pas rares. Partout où cela est possible et d’une certaine importance, une idée est mise à la place d’un fait ou d’une image, le sens littéral est sacrifié au sens spirituel et l’anthropomorphisme détruit pour laisser voir dans leur nudité les attributs divins.

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