PREMIÈRE PARTIE
« tres disciples le soin de continuer leur tâche. Les pa- « roles du Zohar n’en sont que plus conformes à la « vérité, écrites comme elles le sont par des hommes « qui ont vécu assez tard pour connaître la Mischna, et « toutes les décisions, tous les préceptes de la loi « orale. Ce livre n'a été divulgué qu'après la mort de « R. Moïse ben Nachman et de R. Ascher qui ne l’ent « pas connu ‘.» Voici en quels termes s’exprime sur le même sujet le rabbin Guédalia, auteur de la célèbre chronique intitulée La chaîne de la tradition *?. « Vers. « l'an cinq mille cinquante de la création (14290 de J.- « C.) il se trouva diverses personnes qui prétendaient « que toutes les parties du Zohar, écrites en dialecte « de Jérusalem (le dialecte thalmudique), étaient de la « composition de R. Simon ben Jochaï, mais que tout « ce qui est en langue sacrée (l’hébreu pur) ne doit pas « lui être attribué. D’autres affirmaient que R. Moïse « ben Nachman ayant fait la découverte de ce livre « dans la Terre Sainte, l'envoya en Catalogne, d’où il « passa en Aragon et tomba entre les mains de R. Moïse « de Léon. Enfin plusieurs ont pensé que ce R. Moïse « de Léon était un homme instruit, qu'il trouva tous « ces commentaires dans sa propre imagination, et « qu'afin d'en retirer un grand profit de la part des sa-
4. Le premier de ces deux rabbins célèbres, après avoir passé la plus grande partie de sa vie en Espagne, est mort à Jérusalem en 1300 ; le second florissait en 1320.