‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 37 sur 202 · n02pn now, édition d'Amsterdam, fol. 25, vers. et rect · texte numérisé non relu

n02pn now, édition d'Amsterdam, fol. 25, vers. et rect

94 LA KABRALE.

« vants, il les publia sous le nom de R. Simon ben « Jochaï et de ses amis. On ajaute qu'il agit ainsi parce « qu'il était pauvre ot écrasé de charges. Pour moi, s« dit encore le même auteur, je pense que toutes ces « opinions n'ont aucun fondement, mais que R. Simon « ben Jochaï et sa sainte société ont réellement dit « tautes ces choses, et encore heaueoup d’autres ; seu- « lement il peut se faire qu'elles n'aient pas été, dans « ce temps-là, convenablement rédigées; qu'après avoir « été disséminées longtemps dans plusieurs cahiers, «Celles aient enfin été recueillies et mises en ordre. Il « ne faut pas qu'on s’étanne de cela ; car c’est ainsi « que notre maître Judas le saint a rédigé la Mischna, « dont divers manuscrits étaient d'abord dispersés aux « quatre extrémités de la terre. C’est encore de la même « manière que R. Aschi a composé la Guémara. » Nous voyous par ces paroles, auxquelles en dernier résultat la critique moderne n’a pas beaucoup ajouté, que la question qui nous occupe en ce moment a déjà reçu trois solutions différentes : ceux-ci veulent que, à l'exception de quelques passages écrits en hébreu, mais qui du reste n'existent aujourd'hui dans aucune édition‘, dans aucun manuscrit connu, le Zohar appartienne entièrement à Simon ben Jochaï; ceux-là, tout aussi exclusifs dans leur manière de voir, l’attribuent

4. Il y a deux anciennes éditions du Zohar, qui ont servi de modèles à toutes les autres : ce sont celles de Crémone et de Mantoue, publiées l’une et l'autre dans la même année de 159.

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