Job, ch. 28, v. 20 et
LE d
représente l'infini sans attribut, sans forme, sans qualification aucune, dans un état où il est pour nous incompréhensible et sans valeur réelle‘. C'est dans ce sens, disent les kabbalistes, que tout ce qui est a été tiré du non-être. Le même auteur nous donne aussi une théorie psychologique parfaitement identique à celle qui est attribuée à l’écale de Simon ben Jochaï*, et il nous apprend * que le dagme de la préexistence et de la transmigration des âmes, qui est positivement en-
. seigné dans le Zohar*, était admis, de son temps, par
quelques hommes qui néanmoins se disaient juifs; qui prétendaient même, ajoute-t-il, confirmer leur opinion extravagante par le témoignage de l’Ecriture. Ce n'est pas encore tout : saint Jérôme, dans une de ses lettres”, parle de dix noms mystiques, decem nomina mystica, par lesquels les livres saints désignent la Divinité. Or, ees dix noms, que saint Jérôme ne se contente pas de mentionner, mais dont il nous donne encore l’énumération complète, sont précisément ceux qui, dans le Zohar, représentent les dix Séphiroth, ou attributs de Dieu. Voici en effet ce qu'on lit dans le Livre du mystére (NY 237 NED), l’un des plus antiques fragments