‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 5 sur 202 · Cologne, 1533, in-8°, et · texte numérisé non relu

Cologne, 1533, in-8°, et

des sciences ‘. Ce n'est certainement pas le premier, comme on pourrait le croire, qui a rendu le plus de services à l'étude de la kabbale. Tout au contraire, en perdant de vue le côté métaphysique, c’est-à-dire l’essence même et le fond réel de ce système, en s’attachant seulement à la forme mystique et la développant jusqu'à ses dernières conséquences, jusqu’à l'astrologie et à la magie, il n’a pas peu contribué à en détourner, même à leur insu, les esprits graves et sérieux. Mais Agrippa sceptique, Agrippa revenu de tous ses enivrements, et rendu en quelque sorte à l’usage de la raison, a compris la haute antiquité des idées kabbalistiques, et les rapports qu’elles présentent avec les diverses sectes du gnosticisme”?; c’est lui aussi qui a signalé la ressemblance qui existe entre les attributs divers reconnus par les kabbalistes, autrement appelés les dix séphiroth et les dix noms mystiques dont parle saint Jérôme dans sa lettre à Marcella*.

Postel est le premier, que je sache, qui ait traduit en latin le plus ancien, et il faut ajouter le plus obscur monument de la kabbale; je veux parler du livre de la

4. De Incertitudine et vanitate scientiarum ; Col., 1527; Paris, 1529: Anvers, 1530.

4. Ex hoc cabalisticæ superstitionis judaïco fermento prodierunt, puto, Ophitæ, Gnostici et Valentiniani hæretici, qui ipsi quoque cum discipulis suis græcami quamdam cabalam commenti sunt, etc. De Vanitat. scient., c. 41. |

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