b., fol. 87 verso
PREMIÈRE PARTIE. , 135 saient. à.écrirs, tandis.que les. autres, plus: fidèles à la méthode de leurs ancêtres, les gardaient religieusement: dans leur mémoire. Dans le Zokar se trouvent seulement réunies celles qni ont pris. naissance depuis le: l” jusqu à peu près vers la fin du va° siècle de l’ère chrétienne. En effet, nous ne pouvons pas faire re- " monter à une époque moins reculée, je ne dirai-pas la rédaction,. mais l'existence de ces. traditiona si samblables ou si liées entre.elles.par l'esprit qui lea.animez car-alors on connaissait déjà La Mercaba, qui n’est paa autre chose, comme nous savons, que eette partie da:la kabbale à laquelle le. Zohar est spécialement consacrés et Simon ben Jochaï nous apprend lui-même qu'il avait des prédécesseurs. Il nous est également impossible de les faire naître dans un temps plus rapproché ds:naus : d’abord, parce que nous ne connaissons auçun. fait qui nous y autorise; ensuite nous rappellerons. qu'en: dé passant là limite que nous avons indiquée, on.ns trouve plus, on ne peut même plus supposer l'usage du. dialecte hiérosolymitain. ou de la langue dans lagnelle le Zohar est composé. Ainsi, les difficultés insuvmontables. que l’on rencontre dans. les, opinions qui se, distinguent de la nôtre, deviennent dans. celles-ci des faits positifs qui la confirment et qui, parmi les pronves dont nous nous sommes servi, ne doivent pas être comptées les dernières.
Il nous reste cependant encore deux objections à résoudre : on a demandé comment, dansun temps. aussi
éloigné de nous que celui auquel nous rapportons le principal monument du système kabbalistique, on a pu connaître le principe qui fait la base de la cosmographie de nos jours, ou le système de Copernic, si clairement résumé dans un passage dont nous avons plus haut donné la traduction. Nous répondrons que, dans tous les cas, même en admettant que le Zohar n'est qu'une imposture de la fin du xin° siècle, ce passage était connu avant la naissance de l’astronome prussien. Ensuite, les idées qu'il renferme étaient déjà répandues parmi les anciens, puisqu'Aristote les attribue à l’école de Pythagore. «Presque tous ceux, dit- «il, qui affirment avoir étudié le ciel dans son en- « semble, prétendent que la terre est au centre; mais « les philosophes de l’école italique, autrement appelés « les pythagoriciens, enseignent tout le contraire. Dans « leur opinion, le centre est occupé par le feu, et la « terre n'est qu'une étoile dont le mouvement circu- « laire autour de ce même centre produit la nuït et le « jour‘.» Dans leurs attaques contre la philosophie, les premiers Pères de l’Église n’ont pas cru devoir épargner cette opinion, qui est en effet inconciliable avec le système cosmologique enseigné dans la Genése. : « C’est, dit Lactance, une absurdité de croire qu'il y a
4. Tüv aAdiarov éni ro ppéoou Aeyévrev door rèv SAov obpavèv merspaouécv clvau péav. Evavriox of mspi rüv ÉraAiav, xzAoümevor d'à nuôæyépaor Aéyouotv” éxi pv ya voù précou nôp elvar aa, riv dù Vñv Év rov Gorpav chaav, xüxlw pepopémvy mapt rà péoov vüura ve xai uisav moutv. De Cœlo, liv. 2, ch. 43.