Zend Av., t. Il, p
5. Un de-s\- appelé Eschem dit lui-même que, dans ce cas, il conçoit comme une femme qui a eu commerce avec quelqu'un. Zend .Av., l. II, p. 408, Ven-
■ didad Sade.
boivent et se reproduisent à la manière des hommes*. De plus, ils ont tous pour origine les rêves lascifs, qui troublaient les nuits de notre premier père pendant les années qu'il a passées dans la solitude-, et aujourd'hui encore, chez ses descendants, la même cause engendre les mêmes effets ^ De là, chez les Juifs comme chez les Parses, certaines formules de prière dont la vertu est de prévenir ce malheur*. Enfin, ce sont les mêmes fantômes, les mêmes terreurs qui les assiègent, les uns et les autres, à leurs derniers instants. A peine l'homme est-il mort, disent les livres zends, que les démons viennent l'obséder et ^interroger^ Le Daroudj (le démon) Nésosch arrive, sous la forme d'une mouche, se place sur le mortel le frappe cruellement*' ; ensuite, lorsque l'àme séparée du corps arrive près du pont Tchinevad qui sépare notre monde du monde invisible, elle est jugée par deux anges dont l'un est Mithra, aux proportions colossales, aux dix mille yeux, et dont la main est armée d'une massue'. Les rabbins, en conservant le même fond d'idées, ont su le rendre plus effrayant encore. « Lorsque l'homme, disent-ils, au moment de quitter ce monde, vient à ouvrir les yeux, il aperçoit dans sa maison une lueur extraordinaire et devant lui l'ange du Seigneur, vêtu de lumière, le corps tout parsemé d'yeux et tenant à la main une épée flamboyante; à cette vue, le mourant est saisi d'un frisson qui pénèli"e à la fois son esprit et son corps. Son àme fuit
1. Ce passage a été traduit en latin par Buxtorf, dans son Lexicon Tlialinudictim, p. '2359.