Màn. de VAcad. des Insaip., passage cité
pourrait la trouver sans aucune violence dans la secte des zcrdustiens, qui établissait entre la lumière divine et le royaume des ténèbres le même rapport qu'entre un corps et son ombre*. Mais un autre fait encore plus digne de notre attention, car il n'existe pas ailleurs, c'est qu'on trouve dans les parties les plus anciennes du code religieux des Parscs cette opinion kabbalistique que le prince des ténèbres, que Samaël, perdant la moitié de son nom, deviendra, à la fin des temps, un ange de lumière et rentrera, avec tout ce qui élait maudit, dans la grâce divine. « Cet injuste, cet impur, « dit un passage du Yaçna, ce roi ténébreux qui ne comte prend que le mal; à la résurrection, il dira l'Avesta ; exé- « cutant la loi, il l'établira même dans la demeure des « damnés (les darwands)". « Le Boun-Dehesch iïioulo qu'on pourra voir alors, d'un côté Ormuzd et les sept premiers génies, de l'autre Ahrimane et un pareil nombre d'esprits infernaux, offrant ensemble un sacrifice à l'Eternel, Zervane Akéréne". Enfin, à toutes ces idées métaphysiques et religieuses nous ajouterons un système de géographie assez étrange que l'on trouve également, avec de légères variantes, dans le Zohar et dans les livres sacrés des Parses. Selon le Zend Avesta^ et le Boun-Dehesch\ la terre est divisée en sept parties (keschvars), arrosées par autant de grands fleuves, et séparées l'une de l'autre par Veauversée au commencement. Chacune d'elles forme comme un monde à part et porte des habitants d'une nature différente : les uns sont noirs, les autres blancs ; ceux-ci ont le corps couvert de poils à la manière des animaux ; ceux-là se distinguent par quelque autre conformation plus ou moins bizarre. Enfin.
i. Tliom. llyde, ouvrage cilé, p. 296 et 21)8, cliap. xxii.