‹ La kabbaleChapitre 12 sur 224 · Esdrus, II · texte numérisé non relu

Esdrus, II

2. Morch Nebouchim, préf. '■jz'Cn r\)2Zl N'in rT^w'X"',! nw"0

Voici un aulre passage, où le même fait nous apparaît d'une manière non moins évidente: «Rabbi Jochanan dit un « jour à rabbi Eliezer: Viens, que je t'enseigne l'histoire de « la Mercaba. Alors ce dernier repondit : Je ne suis pas « encore assez vieux pour cela. Quand il fut devenu vieux, « rabbi Jochanan mourut, et quelque temps après rabbi Assi « étant venu lui dire à son tour : Viens, que je t'enseigne <c l'histoire de la Mercaba, il répliqua : Si je m'en étais cru « digne, je l'aurais déjà apprise de rabbi Jochanan, ton « maître'. » On voit, par ces mots, que, pour être initié à cette science mystérieuse et sainte de la Mercaba, il ne suffisait pas de se distinguer par l'intelligence et par une émincnte position, il fallait encore avoir atteint un âge assez avancé; et môme, lorsqu'on remplissait cette condition également observée par les kabbalistes modernes % on ne se croyait pas toujours assez sûr, ou de son intelligence, ou de sa force morale, pour accepter le poids de ces secrets redoutés, qui n'étaient pas absolument sans péril pour la foi positive, pour l'observance matérielle de la loi religieuse. En voici un curieux exemple rapporté par le Thalmud luimême, dans un langage allégorique dont il nous donne ensuite l'explication.

« D'après ce que nos maîtres nous ont enseigné, il y en « a quatre qui sont entrés dans le jardin de délices, et voici « leurs noms : ben Azaï, ben Zoma, Acher et rabbi Akiba. « Ben Azaï reg;u-da d'un œil curieux et perdit la vie. On « peut lui appliquer ce verset de l'Ecriture : C'est une chose « précieuse devant les yeux du Seigneur, que la mort de « ses saints'. Ben Zoma regarda aussi, mais il perdit la « raison, et son sort justifie cette parole du sage : Avez-

i. Thiilinud, 'Haguiga, 12 a.

2. Ils ne permctlent pas, avant l'âge de quarante ans, la lecture du Zoliar et <lcs autres livres kabbalistiques.

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