Psaumes, CXVI
« VOUS trouvé du miel? mangcz-cn ce qui vous suffit, de « peur qu'en ayant pris avec excès, vous ne le rejcliez^ « Acher lit des ravages dans les plantations. Enfin Akiba ce sortit en paix^ » Il n'est guère possible de prendre ce texte à la lettre, et de supposer qu'il s'agit ici d'une vision matérielle des splendeurs d'une autre vie : car, d'abord, il est sans exemple que le Thalmud, en parlant du Paradis, emploie le terme tout à fait mystique dont il fait usage dans ces lignes". Ensuite, comment admettre qu'après avoir contemplé de son vivant les puissances qui attendent dans le ciel les élus, on en perde la foi ou la raison, comme il arrive à deux personnages de cette légende? Il faut donc reconnaître, avec les autorités les plus respectées de la synagogue, que le jardin de délices, où sont entrés les quatre docteurs, n'est pas autre chose que celte science mystérieuse dont nous avons parlé ^; science terrible pour les faibles intelligences, puisqu'elle peut les conduire, ou à la folie, ou aux égarements plus funestes encore de l'impiété. C'est ce dernier résultat que la Guémara veut désigner, quand elle dit, en parlant d'Acher, quilfitdes ravages dans les plantaiiom. Elle nous raconte que ce personnage, assez célèbre dans les récits thalmudiques, avait été d'abord un des plus savants docteurs en Israël ; son véritable nom était Elisée ben Abouïa, auquel on substitua celui d'Acher, pour marquer le changement qui s'opéra en lui^ En eTtéF, en quittant le jardin