‹ La kabbaleChapitre 166 sur 224 · INDOUS · texte numérisé non relu

INDOUS

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Viiw dernière considération qu'on peut faire est tirée de cette définition de Dieu dorin('*e ci-dessus, délinition corroborée par les enseignements du Tartd qui représente la Kabbale égyptienne.

La philosophie matériaMste étudie le corps de Dieu ou l'Univers et adore à .«on insu bi manifestation inférieure de la divinité dans le Cosmos : le Destin.

C'est en effet au Hasard que le matérialisme attribue le groupement primitif des atomes, i)rocIamant ainsi, quoique athée, un principe créateur.

La philosophie panthéiste étudie la vie de Dieu ou cet être collectif appelé par la Kabbale Adam-Eve ^ (mn^). C'est l'humanité qui s'adore elle-même dans un de ses membres constituants.

Les Théistes et les Religions étudient surtout V Esprit de Dieu. De là leurs discussions subtiles sur les trois personnes et leurs manifestations.

Mais la Kabbale est au-dessus de chacune de ces croyances philosophiques ou religieuses. Elle synthétise le Matérialisme, le Panthéisme et le Théisme dans un même total dont elle analyse les parties sans cependant pouvoir définir cet ensemble autrement que par la formule mystérieuse de Wronski :

Cette partie du livre de M. Franck est forcément très remarquable. La profonde érudition de l'auteur ne pouvait manquer de lui fournir de précieuses sources et des rapprochements instructifs et nombreux au sujet de l'influence de la Kabbale dans les systèmes philosophiques postérieurs.

La doctrine de Platon est d'abord envisagée à ce point de vue. Après quelques points de contact, M. Franck conclut à l'impossibilité de la création de la Kabbale par des disciples de Platon. Mais le contraire ne serait-il pas possible?

Si, ainsi que nous l'avons dit à propos de l'antiquité de la tradition, la Kabbale n'est que la traduction hébraïque de ces vérités traditionnelles enseignées dans tous les temples et surtout en Egypte, qu'y a-t-il d'impossible à ce que Platon ne se soit fortement inspiré non pas de la Kabbale elle-même, telle que nous la connaissons aujourd'hui, mais de cette philosophie primordiale origine de la Kabbale?

Qu'allaient donc faire tous ces philosophes grecs en Egypte et qu'apprenaient-ils dans l'Initiation aux mystères d'Isis? C'est là un point que la critique universitaire devrait bien éclaircir.

Imbu de son idée de i'origine de la Kabbale au commencement

1. Voy. à ce sujet le travail de Stanislas de Guaila dans le Lotus et Louis Lucas, Chimie nouvelle. Introduction.

de l'ère chrétienne, M. Franck compare avec la tradition la philosophie néo-platonicienne d'Alexandrie, et conclut que ces doctrines sont sœurs et émanées d'une même origine.

L'étude de la doctrine de Philon, dans ses rapports avec la Kabbale, ne montre pas non plus l'origine de la tradition (chap. m).

Le Gnosticisme, analysé dans le chapitre suivant, présente de remarquables similitudes avec la Kabbale, mais n'en peut être non plus l'origine.

C'est la religioyi des Perses qui est pour M. Franck le rara avis tant cherché, le point de départ de la doctrine kabbalistique.

Or, il suffit de parcourir le chapitre ix d'un livre trop peu connu de nos savants : la Mission des Juifs de Saint-Yves d'Alveydre pour y trouver résumée au mieux l'application de la tradition ésotérique aux divers cultes antiques, y compris celui de Zoroastre. Mais ce sont là des points d'histoire qui ne seront universitairement connus que dans quelque vingt ans ; aussi attendons-nous avec patience cette époque.

Nous avons dit déjà l'opinion des occultistes contemporains sur l'origine de la Kabbale. Inutile donc d'y revenir.

Rappelons seulement l'influence de la tradition ésotérique sur Orphée, Pylbagore, Platon, Aristote et toute la philosophie grecque d'une part, sur Moïse, Ézéchiel et les prophètes hébreux de l'autre, sans compter l'école d'Alexandrie, les sectes gnostiques et le christianisme ésotérique dévoilé dans l'Apocalypse de saint Jean ; rappelons tout cela, et disons rapidement quelques mots de l'influence qu'a pu exercer la tradition sur la philosophie moderne.

Les Alchimistes, les Rose-Croix et les Templiers sont trop connus comme kabbalistespour en parler autrement. Il suffît à ce propos de signaler la grande réforme iihilosophique produite par l'Ars Magna de Raymond Lnlle.

Spinosa a beaucoup étudié la Kabbale, et son système se ressent au plus haut point de cette étude, ainsi que du reste l'a fort bien vu M. Franck.

Un point d'histoire moins connu, c'est que Leibniz a été initié aux traditions ésotériques par Mercure Van Helmont, le fils du célèbre occultiste, savant remarquable lui-même. L'auteur de la Monadologie a été aussi en rapports très suivis avec les Rose-Croix.

La philosophie allemande touche du reste par bien des points à la Science Occulte, c'est un fait connu de tous les critiques.

Signalons en dernier lieu la Frnnc-Maçonnerie qui possèdeencore de nombreuses données kabbalistiques.

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