‹ La kabbaleChapitre 3 sur 224 · Son premier numéro porte la date d'octobre · texte numérisé non relu

Son premier numéro porte la date d'octobre

le magnétisme animal, la physiognomonie, le spiritisme, etc., etc.

Dès qu'il est question de théosophie, on est sûr de voir apparaître la Kabbale. L'Initiation ne manque pas d'obéir à cette loi. La Kabbale, « la sainte Kabbale », comme il l'appelle, lui est chère. Elle fait fréquemment appel à son autorité; mais on remarque particulièrement, dans son deuxième numéro, un article de M. René Caillé sur le Royaume de Dieu par Albert Jhouney, où la doctrine du Zohar. le plus important des deux livres kabbalistiques, sert de base à une Kabbale chrétienne formée des idées de Saint-Martin, dit le « Philosophe inconnu »,]e rénovateur inconscient delà doctrine d'Origène. C'est aussi une Kabbale chrétienne que propose M. l'abbé Roca dans un des premiers numéros da Lotus.

Il me sera aussi permis de ne point passer sous silence les journaux swédenborgiens qui paraissent depuis peu en France et à l'étranger, particulièrement la Philosophie générale des étudiants swédenborgiens libres^. Mais l'église de Swedenborg ou la Nouvelle Jérusalem, quoique présentée par ses adeptes comme une des formes les plus importantes de la théosophie, ne peut cependant se rattacher à la Kabbale que parce qu'elle se fonde sur une interprétation ésotérique des livres saints. Les résultats de cette interprétation et les visions personnelles du prophète suédois ressemblent peu, à quelques exceptions près, aux enseignements contenus dans les livres kabbalistiques : le Zohar ci le Sépher ielzirah. J'aime mieux m'arrèter à une œuvre récente de profonde érudition, à une thèse de doctorat, présentée il n'y a pas longtemps à la Faculté des lettres de Paris, et qui n'a pas obtenu le degré d'attention dont elle est digne : Essai sur le gnosticisme égyptien, ses développements et son origine égyptienne, par M. E. Amélineau^

1. In-8, chez M. Villot père, 22, rue de Boissy, à Taverny (Seine-el-Oise).

Page 1