‹ La kabbaleChapitre 80 sur 224 · De SJijslo'iis œyypt., sect. II, chap. xi · texte numérisé non relu

De SJijslo'iis œyypt., sect. II, chap. xi

mystères de la Mercaba. Il nous reste par conséquent à examiner s'il n'y a pas quelque doctrine plus ancienne dont aient pu sortir à la fois, sans avoir connaissance l'un de l'autre, et le système kabbalistique et le prétendu platonisme d'Alexandrie. Or, sans avoir besoin de quitter la capitale des Ptolémées, nous trouvons sur-le-champ, dans le sein même de la nation juive, un homme qu'on peut juger très diversement, mais qui reste toujours en possession d'une éclatante célébrité, que les historiens de la philosophie regardent assez généralement comme le vrai fondateur de l'école d'Alexandrie, tandis que chez quelques critiques et la plupart des historiens modernes du judaïsme il passe pour l'inventeur du mysticisme hébreu. Cet homme, c'est Philon. C'est donc sur son système, si toutefois il en a un, que vont porter maintenant nos recherches, c'est dans ses opinions et ses nombreux écrits que nous essaierons de découvrir les premiers vestiges de la kabbale; je dis seulement de la kabbale, car les rapports de Philon avec les écoles de philosophie païenne qui furent fondées après lui se montreront d'eux-mêmes ; et d'ailleurs l'origine de cette philosophie, si digne qu'elle soit de notre intérêt, ne doit être pour nous, dans ce travail, qu'une question tout à fait secondaire.

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