De Sacrificnnlibus, cd. Mangcy, t. Il, p
TÔ ^j/.î'.v, ojto) /.m Oeoj -h -OUI/. Lcrjis Allcvj., I, éd. Mangcy, t. I, p. 4i.
mais on dit que Dieu se repose, parce que son activilé infinie s'exerce spontanément (o.trx ~o)j:h; î-ju.y.ztiùç), sans douleur et sans fatigue * ; aussi est-il absurde de prendre à la lettre les paroles de l'Ecriture, quand elle nous apprend que le monde a été fait en six jours. Bien loin de n'avoir duré que six jours, la création w'a pas commencé dans le temps, car le temps lui-même, selon la doctrine de Platon, a été produit avec les choses et n'est qu'une image périssable de l'éternité '. Quant à l'action divine, elle ne consiste plus, comme tout à l'heure, à donner une forme à la matière inerte, à faire sortir du désordre et des ténèbres tous les éléments qui doivent concourir à la formation du monde, elle devient réellement créatrice et absolue; elle n'esL pas plus limitée dans l'espace que dans la durée. « Dieu, dit expres- « sèment Philon, en faisant naître les choses, ne les a pas « seulement rendues visibles, mais il a produit ce qui au- « paravant n'existait pas; il n'est pas seulement l'architecte « (le Démiourgos) de l'univers, il en est aussi le créa- « leur^ » Il est le principe de toute action dans chaque être en particulier, aussi bien que dans l'ensemble des choses, car à lui seul appartient l'activité ; le caractère de tout ce qui est engendré, c'est d'être passif*. C'est ainsi, probablement, que tout est rempli, que tout est pénétré de sa pré-
1, 'Ava-jj/.av Zï où TÇi (i(-px;(xv /.a/.w- î-t'-oxi oûa:'. opxar/'o'.ov tô twv oXojv atT'.ov o'jZît.ozi Xt/vi toj -O'.îÎv Ta xa/.Xicrra, a/'/.k t/;v œ/vj y.a/.o-xOifsv ilî-t. t;oXa% £j!iaîiia; i-ovoTXTrjv hnp^dx/. Dî Chérubin., p. 123.
2. "EurjOs; -avj lô ougOa: ?? f,ii.ïpaiç, r^ /.stOo'Xou '^^d/M >coaii.ov ^Eyo/svai. Lcg. Alleg. Ib. supr. OjtÔ; o3v (Ô x.Ô7;a.o;) ô vscutcOo; vi'.ô; ô a?30r)TÔç, xivrjOa'i;, ttjv ypôvoj ojiiv àvaÀâaiai y.y.\ àvar/Erv £-o:/;7:v. Quod Dcus sit immutabilis. — Arjix'.ojpf ô; Zi /.ai /o^/oj Oioç. Ib.
3, '0 0iô; -à -av-a yîvrîîx;, oj [xdvov £?; TOj;j.a/è; ^^ayêv, àÀÀà y.cii o r.^6xapov Oj/. ?jV Ir.o'.r^'ji'i , oj ùt^'v.o-jt^Ô: [jio/ov, à'/J.k y.a\ 7.■:îz■:r^- ajTÔ; or/. De Somniis, p. 577.
4. 0îô; /.a\ Toî"? a/.Xot; a-aaiv àf/7) "oj opcév I^t'i. — "lo'.ov [jlÈv Oeoj tÔ JtoiEÎv, 0 oj 6/;j.;; l-iypâ'iaîOat yvirr\-.oi, To^ov ôl ^(Viir^-zou tÔ tAt/j.:!. Legis Alleg., I; De Chérubin., t. I, p. 155, éd. Mang.
sence ; c'est ainsi qu'il ne permet pas que rien reste vide et abandonné de lui-même*. Comme il n'est rien cependant qui puisse contenir l'infini, en môme temps qu'il est partout, il n'est nulle part, et cette antithèse, que nous avons déjà trouvée dans la bouche de Porphyre, n'est pas comprise autrement qu'elle ne l'a été plus tard par le disciple de Plotin. Dieu n'est nulle part, car, le lieu et l'espace ayant été engendrés avec les corps, il n'est pas permis de dire que le créateur soit renfermé dans la créature. Il est partout, car par ses diverses puissances (rà; ^uvzast; avroïi) il pénètre à la fois et la terre et l'eau, l'air et le ciel ; il remplit les moindres parties de l'univers, les liant toutes les unes aux autres par des liens invisibles ^ Ce n'est pas encore assez : Dieu est lui-même le lieu universel (o twv cXmv Ti^-oç), car c'est lui qui contient toutes choses, lui qui est l'abri de l'univers et sa propre place, le lieu où il se renferme et se contient lui-même ^ Si Malebranche, qui ne voyait en Dieu que le lieu des esprits, nous paraît si près de Spinosa, que penser de celui qui nous représente le souverain être comme le lieu de toutes les existences, soit des esprits, soit des corps? En même temps nous demanderons ce que devient avec cette idée le principe passif de l'univers? Comment concevoir comme un être réel, comme un être nécessaire, cette matière qui n'a par elle-même ni forme ni activité, qui a dû exister avant l'espace, c'est-à-dire avant l'étendue, et qui, avec l'espace, est transportée dans le sein de Dieu? Aussi Philon est-il conduit, par une pente irré-
i. nâvTa vàp 7:î7:XrJpfjJX£v ô Osô;, xai O'.à -âvrtov otîXi^XuOîv, y.tX xc'vov où5cV, ojCÈ è'fr,;aov àno/.sÀoinîv EauTOJ. Gènes., 1. III, 8.