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Paramètres : I (II). 3.2.3.

Ces chilfres mettent en évidence une très grande richesse en alumine, que faisait pressentir la présence de cordiérite et de sillimanite, ainsi que la valeur élevée des pourcentages en potasse (3,60 °/, contre 1,74 °’ de Na°O) et en oxyde ferreux (5,50 SU

Suivant leurs processus classiques d’altération, la cordiérite se transforme en agrégats de produits micacés désignés par A. Lacroix sous le nom de pinite [75, t. I, p. 516], le mica en chlorite, l’orthose en damourite. Dans presque toutes les plaques minces taillées dans de nombreux échantillons provenant des points les plus divers du massif !, on n’observe plus que du quartz, des agrégats de paillettes micacées dont les contours parfois rectangulaires rappellent l'existence de la cordiérite primitive, de la chlorite en fibres ou sphérolites (pennine), des produits ferrugineux et du sphène (PI. XLI, ph. 2). Il est curieux de noter que ce faciès est très constant et, grâce en outre à l'aspect macroscopique, on n’a aucune difficulté à déterminer exactement la roche, même dans des zones inutilisables pour un observateur ne connaissant pas la région.

Les seules particularités supplémentaires méritant d'être notées sont la présence de fragments de grenat et de tourmaline dans

1. En dehors des échantillons pris comme type, je n'ai retrouvé la cordiérite et la sillimanite typique que dans le bassin supérieur de l'Oued Mekarrat.

112 MARCEL ROUBAULT

la région de l'Oued Al, fragments d’ailleurs uniquement visibles en lame mince,

À des distances plus ou moins grandes du massif principal, en plein granite tertiaire, on observe des enclaves du même gneiss à sillimanite, cordiérite et nodules de quartz. Ce sont là des enclaves enallogènes ! [78-79, p. 35]. Ces affleurements sont d’ailleurs très difliciles à repérer en raison de l'arénisation superticielle et de la présence de la forêt.

Au K! Akenarene, près de Bou Lateb, la roche est typique avec sillimanite, cordiérite, quelques fragments de grenat et une forte imprégnation de produits micacés el chloriteux (PI. XLI, ph. 5). Le piton proche de Krenak el Koubba, à 16 ka. à l’'WSW d’Aïn Sedma est constitué par un important ilot à forte imprégnation ferrugineuse. Je citerai encore, toujours dans le granite occidental, de petits affleurements dans la région de Roumila (26-34,5), de Sidi Dris (26-35,5) et à proximité de l'embouchure de l'Oued Damous.

2) Les enclaves dans la serpentine. — Le massif de serpentine de l'Oued Tamanart est criblé de pointements de roches diverses, microgranites et rhyohtes tertiaires, gneiss à sillimanite et cordiérite du type étudié précédemment*, et de gneiss œillés stratifiés, avec ou sans silicates de métamorphisme. Ce paragraphe est uniquement consacré à l'étude de ces derniers. Étant donné qu'il s’agit d’ilots séparés, je vais donc énoncer sommairement et séparément leurs caractères :

Sommet immédiatement au S de la cote 511, sur la crête du Dj. Mezaber (49,5-33,5) : gneiss finement lité avec quartz à extinction roulante, plagioclases altérés, muscovite et un peu de biotite. Structure lépidoblastique œillée.

Sur la crête à l'Est de la Zeriba Tirrhenatene (43-34) : gneiss œillé à quartz, quelques plagioclases, biotite, muscovite, sillimanite, cordiérite (PI. XLI, pb. 3).

Plusieurs affleurements sur la crête entre l'Oued Tamanart et l'Oued Bou en Nebal (40,5-35) : gneiss œillé à quartz, amyg-

1. Les granites et microgranites tertiaires ne contiennent d'ailleurs pas que des enclaves enallogènes de gneiss : il existe également des blocs de cipolin près de la maison forestière d'Aïn Sedma ainsi que dans le ravin du Cap Bougaroun (voir fig. 1#, p. 186 et PI. XXIT, ph. 1); enfin, j'ai trouvé de nombreux fragments de la même roche dans les éboulis, sur la rive droite de l'Oued Bou Salah, près de son embouchure.

2. C'est, en particulier, le cas de l'affleurement de la Zeriba Bouzelazel dont provient le type décrit précédemment et qui est entouré de tous côlés par la serpentine,

dales d'orthose et de micropegmatite vermiculée, muscovite, peu de biotite, cordiérite et sillimanite.

Plusieurs affleurements sur le sentier de la Zeriba des Beni Saïd à la pointe de Ras el Kbiba, ou au pied de la Zeriba Belkassem : gneiss œillé à quartz écrasé, amygdales d'orthose avec microperthite d’albite et micropegmatite vermiculée, quelques plagioclases acides, relativement peu de biotite, muscovite, parfois cordiérite, sillimanite et tourmaline (PI. XLI, ph. 4). Certains échantillons à tourmaline rappellent assez les granulites du Sud.

En résumé, ces diverses enclaves de gneiss diffèrent essentellement du gneiss à sillimanite, cordiérite et gros nodules de quartz, en grande masse, par une stratification plus fine, une structure œillée, des marques constantes d'actions dynamiques puissantes et une proportion plus faible de mica, en particulier de biotite.

Je mentionnerai à part un granite écrasé mais à éléments non franchement alignés qui provient des abords de la cote 309, légèrement au nord du confluent des Oueds Mekarrat et Tamanart. Il renferme du quartz, de l’orthose, un peu d'anorthose (?), des plagioclases zonés (oligoclase), de la biotite, de la muscovite et de la tourmaline,

Il m'a paru intéressant de le faire analyser. Les compositions réelle et virtuelle sont les suivantes :

22. Granite à deux micas ettourmaline. — Près du confluent des Oueds Mekarrat et Tamanart (41-35).

Comrosirion RÉELLE 5 CoMPosITIoN VIRTUELLE :

SiO? 72,15 SiO? libre 31,50 Al203 15,00 Or 28,91 Fe203 0,97 Ab 26,72 FeO 1,29 An 4,73 MgO 0.63 Al203 libre 2,15 Ca0O 0,95 { FeO,SiO? 1,19 Na20 3,15 Hy | Me0,Sio: 1,60 K20 4,91 Ma 1,39 T0? 0,29 Il 0,46 P205 — AP — Perte à 110° — Eau 0,95 Perte au feu 0,95 100,20 100,20 An 0}, — 15 er 2b — 4,64 Ho ns Plae — 0,92 » *C Paramètres : 1.(3)4.(1)2.3

M. Rougaurr. — La Kabylie de Collo. 8

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