‹ La Kabylie et les coutumes kabylesChapitre 216 sur 262 · EXTRAIT DU KANOUN DE LA TRIBU DES AIT ALI OU ILLOUL · texte numérisé non relu

EXTRAIT DU KANOUN DE LA TRIBU DES AIT ALI OU ILLOUL

1. Celui dont l'ânaîa a été violée, et qui, après s'en être plaint, laisse passer la chose sans rien dire, donne deux bœufs au village.

2. Celui qui aura exercé une représaille {omiga) injustement rendra ce qu'il aura pris et payera 10 réaux d'amende.

3. Ceux qui échangent leurs femmes payent chacun iO réaux d'amende, et le marché n'est pas valable.

4. Si une femme reste veuve avec des enfants, les héritiers du mari ne peuvent la chasser de sa maison; celui qui voudrait la chasser payerait iOO réaux d'amende, et la femme continuerait à demeurer dans la maison, sous l'ânaîa de la djemâa.

0. Lorsqu'une femme a quitté le toit conjugal, si son mari la vend à un homme de la tribu, il ne pourra demander que la valeur de la thâmamlh qu'il a donnée pour cette femme. S'il voulait la vendre à un étranger, il payerait une amende égale au prix qu'il aurait reçu, le marché serait déclaré nul , et la femme pourrait se remarier avec qui bon lui semblerait.

IGAOUAOUEN.

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