‹ La Kabylie et les coutumes kabylesChapitre 228 sur 262 · EXTRAIT DU KANOUN DU VILLAGE DE BOU UINNOUN · texte numérisé non relu

EXTRAIT DU KANOUN DU VILLAGE DE BOU UINNOUN

1. Si une femme est répudiée ou devient veuve, tous les objets qui lui ont été donnés par son mari , ou par son père , restent la propriété du mari ou de ses héritiers. Il n'y a d'exception que pour les objets qui lui ont été prêtés devant témoins par le père ou donnés un ou deux jours après qu'elle est entrée chez son mari.

2. Si un homme, étant en parfait état de santé, répudie sa femme, et qu'ensuite il meure avant que la femme soit remariée , ce sont les héritiers du mari qui touchent la thàmamth de cette femme quand elle se remarie.

3. Lorsqu'un homme meurt sans enfants mâles et sans autre héritier que le village, s'il laisse des filles , celles-ci auront dans sa succession la part que leur assigne la loi musulmane, mais à la condition qu'elles se marieront dans le village; si elles se marient hors du village, elles n'ont droit à rien.

4. Celui qui frappe un individu en présence de sa femme , de sa fille, de sa sœur, pays 5 douros d'amende {h'omia de la femme).

CONFÉDÉRATION DES MAATKA.

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