‹ La Kabylie et les coutumes kabylesChapitre 240 sur 262 · TRANSACTION · texte numérisé non relu

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Louange à Dieu. Il est juste de le louer. Qu'il répande ses bénédictions sur son Prophète!

Ceci est un acte de conciliation entre frères. Il a été fait d'après ce qu'a écrit Ben el-Fekhar dans son commentaire sur la Risala. Conciliation valable d'après le Livre (Coran), la Sonna (loi traditionnelle) et l'unanimité des imams. D'après le Livre. Il y est dit par le Très Haut : « Mettez la paix entre eux. » Dans un autre passage : « Qui veut la paix trouvera l'approbation divine ; » et dans un autre passage encore : « Craignez Dieu , mettez la paix entre vous et vous serez sans péché. » D'autres versets recommandent la paix.

D'après la Sonna. Le Prophète, que Dieu répande ses bienfaits sur lui, a dit : « Que la paix soit habituelle entre musulmans. »

Quant au consentement général, il est acquis à la paix.

On sait que le Prophète se rendit de sa personne chez les Béni Amer et les Béni Oref pour les réconcilier.

Or, qui trouverait insuffisante l'autorité du Livre , de la Sonna et du consentement universel ?

L'affaire actuelle a eu lieu entre les détenteurs du présent, Mohammed ben el-.Mokhtar, Amar ben el-Mokhtar ben Ouar'ez (d'une part), et le fils de leur cousin paternel, Mohammed Sâïd (d'autre part). Les détenteurs du présent réclamaient de ce dernier la restitution des fruits provenant des oliviers et des figuiers.

A ce sujet les âk'al (hommes de sens) et les eulama (savants) se i-éunirent et, après de longues discussions entre les parties, ils les exhortèrent à la paix. Les parties écoutèrent leurs paroles , et Mohammed Sâïd dit : « Je leur fais abandon, que Dieu dépose sa bénédiction sur ce que mon aïeul m'a laissé! » et il reçut des souhaits de bonheur. Dans cela , il n'agit point à contre-cœur, ni

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par honte. Les âk'ai et les marabouts exhortèrent aussi à la paix ledit Mohammed et son frère Amar, qui consentirent aussi à se concilier et ils réglèrent leur différend. Ces derniers ont reçu , comme équivalent des fruits réclamés , le quart des immeubles et toutes choses en fer, comme les instruments aratoires.

Après le medjelès, il (Mohammed Sâïd) s'est rendu en personne chez Sidi El-Hadj el-Mahdi , Ta conduit auprès d'eux (ses adversaires) et lui a demandé de lui ajouter l'endroit appelé Tùr'ilt ou Zouhir. Les autres lui ont demandé à leur tour de se dessaisir de ce qu'il avait dans Bezizek Dahmcui. Ils ont partagé entre eux les armes et les... (mots illisibles)^ et il n'est plus resté entn^ eux de motif de contestation.

Quiconque voudrait annuler cet arrangement en rendra compte à Dieu , ainsi que l'a dit Ben Açim. Il n'est pas permis d'annuler un arrangement qui, lorsque les parties l'ont accepté, devient un jugement obligatoire. Les témoins qui ont assisté à l'arrangement et aux renonciations faites par Mohammed Sâïd à ses frères sont : El-Hadj Mohammed, descendant d'El- Seklaoui, Sid El-Hadj Sâïd, Sid El-Hadj el-Mahfoudh, l'équitable El-Hadj Ahmed, son frère Mohammed Sâïd, Mohammed Amzian Naît si Ahmed, El-Hadj et nombre d'autres. Voilà ce qu'il y avait à faire connaître. (1849- 1850 de l'ère chrétienne.)

Louange à Dieu seul. Que Dieu répande ses bienfaits sur notre seigneur Mohammed !

J'ai vu ce qui a été écrit par le marabout, feu notre maître, Mehammed ben el-Seddik', fils d'El-H'asseïn ben Arab. Je l'ai trouvé juste au fond, régulier en la forme , basé sur les paroles divines touchant la conciliation , et cela au sujet de ce qui a eu lieu entre le détenteur du présent et le fils de son oncle paternel; après quoi, aucun d'eux n'a plus rien à réclamer de l'autre, tout étant réglé entre eux.

Cependant le détenteur du présent a voulu depuis réclamer 35 douros. Mais la djemâa est intervenue et a intercédé auprès de lui; il a abandonné sa demande , en conformité de l'avis de Ben Açim qu'il n'est pas permis do revenir sur un arrangement conclu , accepté et devenu dès lors obligatoire. Salut.

Écrit par Ali.

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