‹ La Kabylie et les coutumes kabylesChapitre 74 sur 262 · VI. — DES AUTRES DELITS CONTRE LA CHOSE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

VI. — DES AUTRES DELITS CONTRE LA CHOSE PUBLIQUE

La vagabondage et la mendicité ne sont point punis en Kabylie.

1 « Celui qui refuse de payer sa quote-part du salaire de l'imam paye 1 douro d'amende et est contraint de s'exécuter. » (Ait Khalifa.)

Réprimer le vagabondage serait porter atteinte à la liberté.

Le mendiant ne forme pas une classe particulière. C'est un Kabyle plus pauvre que les autres, qui demande sans honte et qui rendra, dans des temps meilleurs, Faumône que le principe de charité , si fort en Kabylie , commande de lui accorder.

Le refus de payer une amende encourue ou de satisfaire son créancier est considéré comme un délit qui intéresse Tordre sociaL Mais nous avons déjà traité ces matières : nous n'y reviendrons pas*.

Nous terminerons en signalant une disposition, spéciale aux marabouts, mais qu'on ne s'attendrait guère à trouver en Kabylie, quand elle manque encore aux codes de la plupart des nations les plus civilisées.

Il s'agit de Finstruction publique. Gratuite dans la plupart des villages, elle est obligatoire chez les Cheurfa guir'il guek'k'en et dans beaucoup de villages de marabouts.

Le père dont le fils atteint Tàge où rintelligence commence à se développer doit , sous peine d'amende , l'envoyer à l'école et lui faire apprendre à lire -.

C'est là une obligation sociale dont rien ne saurait le dispenser. Le jeune marabout a droit à la science , comme il a droit à la nourriture.

La vieille Kabylie donne ici une leçon à l'Europe moderne.

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