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4e temps. — La malade pose le talon à terre et se retrouve dans l'attitude primitive (fig. XIV).
3° Gymnastique respiratoire.— Attitude de la malade. — Assise et passive.
Attitude du médecin.
— Debout derrière la malade et lui fournissant un point d'appui. 11 saisit les aisselles ou les bras par- dessous ou pardessus.
Mouvement. — Les épaules et les bras sont enlevés en baul et en arrière. En même temps la malade inspire profondément. Puis le médecin laisse descendre les épaules. L'expiration esl simultanée.
Au début des traitements, cet exercice cause du vertige à certaines nerveuses.
TRAITEMENT
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Le traitement kinésique est contro-indiqué absolument par les êpanchements sanguins récents, par le pus collecté en poche fluctuante et close, par les accidents péritonitiques aigus généralisés; et relativement par les accidents péritonitiques aigus localisés, par la grossesse extra-utérine et les affections malignes; par les tumeurs bénignes liquides et solides non résolubles et non évaluables, et par l'hyperesthésie de certains neurasthéniques que la moindre excitation met en état de crise avec douleurs, insomnie, etc. Le massage est donc indiqué à peu de chose près par toutes les affections subaiguës ou chroniques du bas-ventre, comme moyen de traitement préventif, curatif ou palliatif, mais il l'est d'abord comme moyen de diagnostic, et le chapitre des indications doit s'ouvrir par une démonstration de l'utilité de la méthode à ce point de vue.
Du palper-massage ou masso-diagnostic. — Toul rôcemmenl un de mes assistants me priait d'examiner une consultante dont le col utérin était si volumineux et si déformé que ce médecin croyait à un néoplasme. Je réduisis sans violence par le procédé du massage le corps qui était rétrofléchi, et instantanément le col désinflltré reprit son volume el sa l'orme normale.
Dans ce cas le massage a éclairé le diagnostic instantanément. Une séance a suffi. D'ordinaire il n'en est pas ainsi. Plusieurs séances sont nécessaires, el quelquefois une véritable ébauche de traitement; mais qu'importe? En général le diagnostic ne presse pas dans les affections génitales, el même quand il presse — chose rare — le médecin incertain doit, sauf urgence par accidents graves, pratiquer le massage et le continuel- si les symptômes alarmants s'amendent, au moins jusqu'à diagnostic. Exemple : J'ai été appelé auprès d'une femme enceinte qui semblait atteinte d'appendicite concomitante. Douleur extrêmement vive de la fosse iliaque droite s'exagérant à. la pression au point dit de Mac-Burney. Empâtement volumineux de loutc la région. Menace d'avortement quelques semaines auparava ni. à la suite d'une crise analogue mais accompagnée de symptômes moins alarmants. Pouls un peu accéléré. Pas d'élévation de température au moment de ma visite. Je partageai à priori l'opinion du médecin; mais je conseillai le massage pratiqué suivant la méthode que je préconise. Dès la première séance, soulagement. A la huitième ou dixième, l'empâtement diffus avait disparu. Le point de Mac-Burney persistait, mais on percevait un corps dur. Il s'isola, se mobilisa. C'était un rein flottant que trois mois plus tard après l'accouchement je lis réduire chaque jour.
Inutile de multiplier ici ces faits intéressants. .l'en ai cité plusieurs dans mon livre, où j'ai imprimé ceci en grosses lettres : Hors les cas rares où le diagnostic est fait d'emblée et où la gravité des accidents commande l'intervention immédiate, on ne doit jamais conseiller un traitement, ni surtout une opération, sans avoir éclairé la situation par le massage. Il constitue, malgré
sa lenteur, le meilleur procédé de diagnostic génital, parce que, outre les avantages du chloroforme (suppression des contractures pariétales, de la défense involontaire ), il possède celui de dissiper les œdèmes, les infiltrations plastiques, de dissoudre les adhérences molles qui agglutinent les organes rendus méconnaissables, de mettre en garde le praticien contre ce que j'ai appelé Vaspect protéique des lésions génitales, de ne pas exposer les grossesses Intentes, et de constituer déjà un traitement en favorisant la circulation, et, par elle, les combustions interstitielles. La flg.XVII, empruntée à ta thèse de Geoffroy Samt-Hilaire, estlaphoto-
Fig. XVII. — 1, Tissu conjonctif de la fosse iliaque; 2, Ligament large; 3, Trompe; 4, Ovaire et tissu péri-ovarieu œdéruatié; 5, Ligament de Douglas déforme par l'intiltration ; 6, Rectum; 7, Utérus antévcrsê fortement; 8, Paroi vésicale; 9, Cul-dc-sac de Douglas; 9, Méso-salpinx distendu laissant la trompe se prolaber.
graphie d'organes génitaux œdématiés. L'œil les distingue avec peine. A pins forte raison le doigt. Sur celte ligure l'infiltration est au maximum; cette infiltration peut diminuer de moitié ou disparaître spontanément du jour au lendemain. Le massage la dissipe.
L'aspect protéique des lésions génitales consiste dans ces variations de volume, de consistance, de situation que présentent deux fois par mois, sous l'influence des molimens menstruel et intercalaire (Slapfer), c'est-à-dire des congestions périodiques, les organes génitaux lésés. Ces variations sont telles, ai-je dit dans mon traité, qu'à peu de jours, parfois à peu d'heures de distance, deux médecins ou le même médecin posenl un diagnostic diffé-
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cent, parce que, selon [e tnomenl du mois, l'infiltration augmente ou diminue dans des proportions notables-. Mêmes erreurs de pronostic; tel médecin qui a constaté une tumeur pour laquelle il n'a pus trouvé l'intervention urgente, juge quinze jours plus tard,, d'après une augmentation de volume subite, celle intervention indispensable et pressante.
La supériorité du palper-massage nu masso-diagnostic ne tient donc pas seulement à l'emploi du massage en palpant, mais à l'exploration <|uotidienne que commande celle méthode.
La conception que je me suis l'aile du cycle des affections gynécologiques, l'importance que prennent à mes yeux les troubles vaso-moteurs, par moi nommés générateurs ou accumulateurs de la misère gynécologique, le rôle capital que j'accorde aux altérations du tissu conjonclif m'ont appris à modifier la nomenclature usuelle dans l'énoncé des diagnostics. On abuse véritablement des termes métrite, salpingite, pelvi-péritonite qui résument toute la science gynécologique pour beaucoup de médecins. On a fait de la métrite trente-six catégories dont l'entité morbide est douteuse. Toute tumeur siégeant à droite ou à gauche de l'utérus est qualifiée salpingite ou oophôrite. Toute crise douloureuse paroxystique passe pour de la pelvi-péritonite. Si la métrite ou la métro-salpingo-oophorite sont l'origine des affections génitales les plus communes, elles n'ont de valeur que parles lésions ebroniques et les troubles de l'onction qu'elles entraînent. Ce qui importe c'est de constater et de savoir traiter ces lésions et troubles de fonctions secondaires. Aussi j'enseigne à mes élèves non pas à résumer en un mot des étals toujours plus ou moins complexes, mais à écrire ou à dessiner au jour le jour ce qu'ils voient du bout de leursdoigls. J'appelle cela diagnostic topographiqw, graduel, et cette méthode ne doit pas être mauvaise, car quelques médecins l'ont adoptée depuis la publication de mon livre.
Les lésions et les troubles de fonctions de l'appareil utéro-annexicl sur viennent pendant la vie génitale et disparaissent le plus souvent avec elle. C'est dans cette période que le traitement kinésique, régulateur de la circulation trouve ses plus fréquentes indications. Je commencerai donc cellesci par la puberté et (inirai parla ménopause.
ACCIDENTS DE LA PUnERTÉ ET DE. LA PÉRIODE QUI SUIT L'APPARITION DES RÈGLES
Bien des femmes doivent une vie de souffrances ou d'infirmités à 1 incurie et à l'ignorance des médecins en ce qui concerne les accidents de la puberté. Consultés à leur sujet, ou bien ils n'y attachent aucune importance el disent: « Laissez faire la nature, elle arrangera les choses ». ou bien ils commettent erreurs de diagnostic sur erreurs de Irailemenl el causent ainsi les plus graves préjudices.
J';,, rendu la santé intégrale ou partielle à plus d une malade de ce genre. N'hésitCZ donc pas à soigner les jeunes vierges.
Le (raitement des accidents de la puberté et de La période où s'installe la fonction menstruelle varie suivant la nature des accidents. Le principal est d'établir la menstruation quand elle l'ait défaut, de l'augmenter quand elle est insuffisante, de la diminuer quand elle est trop. abondante et de la régulariser. A celte Qn on se sert soit de la gymnastique seule, soit de la gymnastique et du massage.
A. Gymnastique. — Congestionnante ou mixte pour les aménorrhée ques. Décongestionnante pour les méno- et mélrorrhagiques et. pour la plupart des dysménorrhéiques.
B. Massage. — Vibration périnéale mécanique, pour provoquer l'écoulement menstruel. Soyez certains que l'ulérus n'est pas gravide. Le massage de telle ou telle région est indiqué si l'absence ou le trouble des fonctions menstruelles entraîne des désordres locaux extra-génitaux, tels que I'impotence. Faites rouler les masses musculaires passives enlre vos mains. La dysménorrhée par immobilisation annexiclle ou utérine, et les (roubles généraux tels que l'anémie et la débilité causées par des pertes sanguines trop fréquentes, ou au contraire par leur insuffisance et leur rareté, commandent. le massage gynécologique. Il suffil de remuer la circulation abdomino-pelviennc et d'exciler le réflexe dynamogénique. Cela ne suffit plus dans le cas de métrite ou métro-salpingite avec oedèmes péri-annexiei.s. dislocations et fixations. On saisit alors et on masse individuellement les organes dontla consistance, le volume, la situation doivent être modifiés, et dont la libération est nécessaire. Pour les vierges on emploie de préférence le toucher rectal. Le point d'appui que l'index introduit dans celle cavité fournit à la main qui masse, vaut le point d'appui vaginal dans la majorité des cas et on perçoit aussi facilement la mobilisation,