B . — GYMNASTIQUE
Elle exige une attention soutenue de la part du médecin et de la malade. Poco ma buono comme pour le massage. Je ne décrirai ici que trois sortes de gymnastique et seulement les exercices essentiels. Ces trois sortes sont : \°la décongestionnante pelvienne ; 2° la congestionnante -pelvienne; 3° la respiratoire. Celle que j'ai qualifiée plus haut d' orthopédique viscérale, ne peut trouver place dans cet opuscule, si condensé qu'il soit.
1° Gymnastique décongestionnante. — a. Flexion et extension des bras. — Attitude de la malade. — Assise sur un tabouret, tête droite,
colonne vertébrale dans l'extension, tronc penché
en avant, bras tendus en haut el en avant, saisissani
les poignets du médecin soit à pleine main, soit entre le médius el l'index: genoux écartés el fixés saisissani entre eux un angle de la chaise longue sur lequel ils s'appuienl sans force, pieds en avant.
Attitude du médecin. — Debout sur la chaise longue en face de la malade, un pied devant l'autre, coudes au corps, avant-bras un peu llérhis sur les bras, il saisi l le carpe de la malade entre l'index et le médius, le métacarpe entre le pouce, l'annulaire et l'auriculaire, puis il lire légèremenl sur les
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bras pour constater leur souplesse et leur élasticité el augmenter au besoin l'inclinaison en avant du Icône de la malade.
Mouvement. — l01' temps. — La malade (léchil élastiquement les bras en portant les coudes dès le débul du mouvement aussi en dehors que possible. Pas de crispation tics mains. Le médecin résiste en inclinanl son
buste un peu en arrière, toutau moins
au débul du mouvement, ce qui lui donne de l'assie tte, rend la résistance plus égale, mieux proportionnée à l'effort de la malade. C'est pour la même raison el pour ne pas perdre l'équilibre qu'il a
Kg. XI.
un pied devant l'autre comme dans la marche (flg. IX).
2e temps. — Le médecin lire les liras en l'air sans résistance ouavec résistance de la malade. Je ne fais résister la malade que si elle exécute correctement le mouvement et si elle n'est pas trop faible (lig. X).
Inspiration pendant le deuxième temps, expiration pendant le premier (lig.IX).
b. Abduction des cuisses.
Attitude de la malade. — Étendue, tète el épaules soutenues par des oreillers, bassin fortemenl soulevé, jambes fléchies, pieds joints.
Attitude du médecin. — Debout aux pieds de la malade. Il applique la paume de ses mains sur la face externe des genoux de la femme.
Mouvement. — 1er temps. La malade écarte les genoux. Le médecin
Fie. XII.
28 LA KINESITHERAPIE GYNÉCOLOGIQUE :r,H
résiste(fig. XI) — 21 temps. Le médecin rapproche les genoux de La malade qui résiste (flg. XII). Pas de secousse. Pas de roideur. Pas d'effort général. 2° Gymnastique congestionnante. — a. GlRCUMDOCTlON FÉMORALE PASSIVE.
Attitude de la malade. — Commodémenl assise. Dos el tête appuyés. — Attitude du médecin.
— Debout devant la malade . Il tient entre ses genoux le genou gauche ou droit de la malade qu'il immobilise de celle façon. Le médecin saisit d'une main le pied du membre qui doit manœuvrer. L'autre lient le jarret. Le membre est doncen llexion ; la cuisse sur le bassin, la jambe sur la cuisse, qui de plus est en abduction (flg. XIII).
Mouvement. — Passivité absolue de la malade. Faites décrire au genou un cercle aussi grand que possible de dedans en dehors. En dedans à peine langent à la ligne médiane, en haut langent à l'abdomen, auquel la cuisse imprime à ce moment une légère secousse ; en dehors, abduction maxima.
b. — Flexion et extension d'un des membres inférieurs portant le poids du corps. — Attitude de la malade. — Debout sur un seul pied posant à plal. La pointe de l'autre pied pose suri 'extrémité d'un tabouret. Mettez aidant d'écart que possible entreletabourètet le membre qui porte le corps. Tète en extension. Reins cambrés.
Bras étendus au-dessus de la tête el un peu en arrière (flg. XIV).
Attitude du médecin. — Debout sur l'extrémité du tabouret, tenant entre ses pieds la pointe du pied tic la malade. Il saisil les mains de celle-ci.
Mouvement.— in temps.
La malade se dresse sur la pointe du pied qui pose sur le sol (fig. XV).
u2e temps. - La malade tléchil lentement, genou en dehors, le membre qui pose sur le sol (fig. XVI).
3° temps. — La malade se relevant étend lentement, genou en dehors, le membre qui pose sur le sol et se retrouve dans l'attitude du premier temps (fig.