‹ La lâegende d'un peupleChapitre 4 sur 67 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

gardéL^âJIoiJîi jiom n3ejiiUijy[:^^ de ColomI) à

Riel, M. Louis Fréchetle recuei|le^^ien:cjL.BiÇO!?Jê--ÊolMe£ dçs sûiiï£iiiJi:s^ Après avoir évoqué les solitudes des jours préhistoriques, il suit d'un cœur ardent, sur leur navire, les compagnons de Jacques Cartier, dans la marche de cet esquif dont on regarde avec piété les reliques à demi pourries dans une salle du musée de Saint- Malo; il assiste, avec son imagination de poète, à la première moisson de la terre vierge, à l'éclosiou de Montréal, puis aux luttes longues, incessantes, acharnées, entre l'Anglais et les colons de France, à celte guerre tenace et superbe où nos soldats abandonnés disputent aux régiments de la Grande- Brclagne ce pays découvert par les matelots malouins et oi!i la France avait planté son épée à côté de la croix.

Quelle guerre! Et comme la France d'alors l'ignore! D'Argenson nous a tracé le tableau cruel de cette cour oi'i la Pompadour pérore et picore, tandis que le roi dit — avec Voltaire, hélas! — qu'j)iLû^a-^fuère îLse 5aacier-4«^ quelques arpeyds^jkjMiQe. On meurt cependant, là-bas, sur cette neige rougie. On y tombe bravement, élégamment, à la française. Nos soldats y vont au rempart en sortant d'un bal, et si les officiers porlent des manchettes, c'est pour mieux étancher le sang de leurs blessures.

Tout dans celte lutte est épique. Les deux chefs d'armée expirent le même jour, sur le même champ de bataille, et, tandis que les Anglais s'empressent autour du général Wolfe mortellement frappé, Montcalm rentre à Québec,

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