BERTRAND, PHILIPPE, CÉLINE, DESTIVAL, ÉLODIE, THÉODORE
bertrajnd , à la cantonnade.
Ayez surtout bien soin de la petite bête.
DESTIVAL.
1 Bertrand!... et ton maître !
BERTRAND
Est-ce qu'il n'est pas arrivé , Monsieur ?.. .
DESTIVAL.
Nous ne l'avons pas vu , et ce retard m'inquiète trèsfort.
BERTRAND
Restez donc tranquille , il se retrouvera. Vous le connaissez bien ; amoureux de toutes les jolies filles qu'il rencontre sur son chemin.
ÉLODIE
Ah ! le vilain homme !
BERTRAND
Il est descendu de cabriolet à une lieue , pour aller rendre visite à M. le marquis de Ravinel, qui a une fille charmante ; et pour peu qu'il ait été détourné de son
f a6 ) chemin par quelques personnes qui ressemblent à ces dames...
ÉLODIE
Monsieur le militaire est à bonne école, a ce quil paraît.
BERTRAND, à part.
Je n'y ai jamais été à l'école , sans ça je serais sergent.
ÉLODIE
Mesdames , si vous m'en croyez p nous n'attendrons pas son maître.
CÉLINE
Non ^ non, parcourons les jardins. N'est-ce pas, Destival ?
DESTIVAL.
Vous ferez ce que vous voudrez.
Air :
Le plaisir nous accompagne , Agissez en liberté ; Vous savez qu'à la campagne Chacun va de son côté.
CÉLINE
Je m'en vais au labyrinthe.
PHILIPPE
On peut s'égarer par-là.
DESTIVAL.
Oh ! n'ayez aucune crainte , Madame est de l'Opéra.
TOUS, Le plaisir nous accompagne , Agissons en liberté ; Nous savons qu'à la campagne Chacun va de son côté.
Tout le monde sort de plusieurs côtes.