PHILIPPE , CÉLINE , DESTIVAL , ÉLODIE , THÉODORE
PHILIPPE
Pardon, Mesdames , pardon, mon cher Destival , si je me suis fait attendre. . . Ce pays est délicieux! Il y a des vues d'un pittoresque!... J'en ai croqué trois ou quatre en passant.
DESTIVAL.
J'en retiens une ; tous vos dessins sont charmans. ( A part. ) On m'a offert cent écus du dernier. {A Théodore. ) C'est comme vous, jeune Phidias... je vous retiens votre ébauche de cette belle statue d'Hébé... Il me la faut. Cela me manque. ( A part. ) Dans dix ans , cela aura de la valeur, ( Haut. ) Ce sont surtout les productions des jeunes gens que j'aime ; on suit leurs progrès. C'est, dit-on, le premier ouvrage, la première ébauche d'un talent naissant. Eh! mon Dieu! pour l'amitié, cela a toujours son prix.
Air ; Je ne veux pas quon me prenne.
En tableaux, dessins, gravure >
Je me forme un cabinet ;
Mon salon en miniature
Sera bientôt au complet.
Aussi quel plaisir j'éprouve
A voir tous ces dons flatteurs , Et plus tard ça se retrouve.
élodie , à part.
Dans ies ventes d'amateurs.
CÉLINE
Pour cette fois, j'aperçojs le cabriolet de M. Dalville.
DESTIVAL.
*w£ Ce cher Dalville ! ... Je commençais à être inquiet. Allons au-devant de lui.