GENESE
£ suis le Bon Apothicaire Qui exorcise la belladone, La nielle, la jusquiame,
Les pétales de molènes et les grains d’arnica
Sous les grands arbres noirs.
Des recoins s'apprêtent pour de gémissanies luxures et sur les hautes graminées se courbent les taches de soleil.
Mais dans cette débauche végétale
Qui s’acharne à éclore dans l’enclos,
Moi seul.
— Et je n’y puis donner rendez-vous qu’à moi-même.
La porte de fer rouillée
Vieille comme les os du monde,
——— ROSE MYSTIQUE Grinçante au vent du süd,
— est à jamais close.
Qui inviterai-je dans ses ombres
À sucer mes herbes douces-amères ?
L’impossible Autre reste dehors à palper le portail anxieux.
Le linteau froncé
Les barreaux thoraciques
Et les battants profonds comme un ventre
Simulent la pensée d’un cadavre.
Tu es claustré dans le symbole De la Solitude Incréée
Et l’unique Visitation
Sera celle de sa béante Tornade Qui dévastera ton âme viride
Et anéantira ses bosquets d’aurore
Dans le Feu du grand Midi !
ICHTHUS
Volucres caeli et pisces maris * qui perambulant semitas maris.