PSAUME
E sais maintenant Que le ciel est un océan concave Traversé de courants et de remous :
Des étoiles floitant à la surface telles des mouettes écartelées, Geysers à pic Comme des meutes jetées du haut d’une tour, Spirales paniqües forant le silence compact, Mains étrangleuses aux doigts de plomb Broyant des cris au cœur des cauchemars abrupts Jusqu'à L’anéantissement morne des grands fonds où l’homme se traîne écrasé Projetant devant lui sa petite lumière réticente
Et se cognant aux obscurs trésors engloutis
ROSE MYSTIQUE Avec les gestes désordonnés d’un oiseau sous la cloche pneumatique.
Je me tais
— Les mots ne sont-ils pas sur les choses comme des housses —
Et j’attends
Que monte enfin la grande marée d'amour
Car je sais maintenant te contempler en moi Homme,
Divin lapsus.
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