‹ La lampe obscureChapitre 29 sur 32 · LE DERNIER JOUR · texte numérisé non relu

LE DERNIER JOUR

Quid sum miser tunc dicturus ?

® GAL au père selon la divinité, n Obsédant nos famines, Il crève les orages dans les cœurs monétaires. Et frappe le tonnerre De son poing d’interrogation.

Il réveille l’insomnie des cogs Et les derniers hoquets des cloches.

Et je m'effraie des orfraies de mon crâne Et des chemins de mes parchemins.…

Depuis qu’ils ont calciné le Dieu des bergers Dans le beuglement des abattoirs, Girafe et Girofle

À coups de clous, à coups de cous,

ARCHE DE LA TRINITÉ -—— ont dévasté le jeu des harpes en cordes vocales. On a perdu le fil de l’épée.

Haut mal de mer Langue inespérée

Elancements dépités : Aux sourires dés cicatrices opératoires Sourdent des forêts ambivalentes Démêlant les fioritures de leurs souvenirs, Attrappant leurs réticences aux lassos.

Faut-il s’habituer à l’âme du loup, À la procréation sadique, Aux complications des ténias ?

Qui habite l’ignoble Dioscure Fermenté par le sang du raisin mûr ? Ça passe pour une fois, mais n’y revenez plus. L’âme des chiens n’est pas sans vertu.

Éagiographe de mes piquettes, Cantonnier de mes scrupules, Calligraphe de mes sottises, L’enfant de seize ans passe/par la fissure d'ébène, Il laisse des morceaux de peau aux encoignures de la nuit,

LA LAMPE OBSCURE Il surveille les lointains

Debout sur les gradins des ambigüités.

Le tam-tam se propage en ligne droite ÂApporté de l’oreille des fauves.

11 est temps de boücher les empreintes digitales Sur les grands pâturages Et de préciser les à-propos de nos textes.

Ça ne tombera plus longtemps les poëmes couleur de roses Fouettés par la conversion des danseuses Hurlés par les foules qui se ruent dans les rues de l’Incarnation Où clame l’aérophagie de nos avortements !

Faites rendre gorge au tout-puissant animal ! Piquez les jantes de mes ossements !

Et gonfle, gonfle, gonfle,

Terre de mes péchés.

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