‹ La lampe obscureChapitre 9 sur 32 · LE FIGUIER · texte numérisé non relu

LE FIGUIER

Car ce n’était pas la saison des figues.

S. Marc, 11, 135.

& Figuier se fige

À l’escient de aurores

À] Sous la malédiction du Ciel Qui serre ses poings cardinaux.

Maître des chants d’oiseaux, Ecouteras-itu le Logologue En ses oracles déponents Qui défend la Nature

Et son proème de lois ?

Trop tard ! L’Homme Oriental Apparaît à l’Octroi des Siècles.

Il n’est plus de parfum d’absence Ât Temple du séjour perdu.

——— MAISON D’OR Le pas de Nemrod

S’est de longtemps éteint Âux sources de sang Où bat le cœur de la forêt.

Arrêtez ! il n’est plus temps !

Il n’y a plus de temps :

L’auréole boréale

Eparpille le cœur universel

Dans une tornade de fugues Dissolvant les chlorophylles du sens !

Arrêtez ! derrière l’Arbre desséché, Dans les fracas de la Paix,

J'entends le Gouffre où rugit le silence Du CHar et de ses Roues de feu.

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