L. Nar, qui, quel
Au médiatif, noiz, noaz, quand, et avec adjonction à ce cas du locatif, noizko, quandô ; de l’inessif et de 1 instrumental, noiztenka, de temps à autre; du modal et du 2' adverbial, noazkirà, forsilan.
W. Phala, pelle.
Avec l’inclusif, phalatra, pelletée, et avec adjonction de l’instrumental, phalatraka, par pelletées.
N. Presta, préparé, dispos.
Avec le prestage, improvidus, et par adjonction
du 2® adverbial, jor«/aÿerô, improvidi.
O. Zume, osier.
Au datif et avec adjonction de l’instrumental forme quelques substantifs. Ex. zumarika, genêt.
D. Do VERBE ET DE SA DÉCLINAISON
Nous savons que le verbe substantif, dans une grande partie de sa conjugaison, n’est qu’un pronom décliné : niz, je suis, nous semble être le médiatif de ni, je ou moi ; hiz, tu es, est celui du pronom hi, toi, tu.
Le relatif que s’exprime par l’adjonction à ce pronom médiatif de la finale intensive. Ex. nizala, que je suis.
On rend nos prépositions tandis que, parce qne, en ajoutant à cette finale les désinences du datif-actif et du locatif-médiatif. Ex. nizalarik, tandis que je suis ; nizalakoz, parce que je suis.
L’imparfait se forme en ajoutant au pronom médiatif la désinence inessive, et en intercalant un n euphonique. Ex. niz, sum, etnintzan, eram.
Enfin la particule danik n’est peut-être que la troisième personne singulier du présent de l’indicatif da; il est muni des finales inessive et dative-active. Du reste, nous nous
étendrons plus au long sur ce sujet, lorsque nous parlerons de la conjugaison.
I IV. — postpositions
Les postpositions Basques ne consistent guère que dans des substantifs ayant un sens plus ou moins vague, et quelquefois même des noms de parties du corps employés à certains cas de leur déclinaison. Le tableau ci-joint permettra au lecteur de saisir d’un coup d’œil tout le mécanisme de ce système. .4u cas, fort probable d’ailleurs, où quelques-unes de ces nombreuses particules nous auraient échappé, le lecteur voudra bien pardonner cet oubli.
Cap. III
Des affinités du Basque avec les idiômes de l’Oural et quelques autres dialectes
Le Basque, nous l’avons vu, appartient à la classe des idiômes agglomérants et, comme tel, possède un système grammatical tout à fait différent de celui des langues occidentales. Il n’existe pas, je crois, de meilleur moyen de bien comprendre le mécanisme de la langue Eskuara que de la rapprocher de dialectes offrant avec elle au moins quelque analogie de forme. C’est ce qui nous a décidé a donner, dans ce dernier chapitre, une comparaison de la grammaire et spécialement de la déclinaison Basque avec celle des langues Finnoises. Ces dernières, elles aussi, sont étrangères au système delà flexion proprement dite.
Bien que ce fait d’avoir une structure agglomérante ne nous permette pas, à lui seul, d’affirmer la parenté du Basque et du Finnois; il ne peut qu’être intéressant pour le linguiste de voir en quoi ces deux groupes d’idiomes se rapprochent et en quoi ils diffèrent.