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Je pourrais continuer ainsi à ordonnancer des Tableaux de mots de six, sept, huit lettres et, toujours uniquement par les extrémités de ces mots, être à même non seulement d'inscrire a priori sur ces Tableaux, la classe à laquelle doivent appartenir des mots ainsi enclavés (par lem- lettre initiale et leur finale), mais encore dire éf»;alement a priori, s'ils sont à l'état naturel ou à l'état formel. Dans ce dernier cas, grâce aux deux règles connues (^ et mi, j'ai même la faculté de deviner toujours a priori la variation qui existe dans ce mot.
Et, par exemple, sur le tableau des mots de six lettres que je pourrais ainsi établir, je peux dire d'avance que rien ne différerait du tableau des mots de cinq lettres sauf les points suivants :
Tous les cadres des contextures des mots seraient remplis, car les formes des mots terminés par d auraient leur explication.
En effet, un mot de six lettres, commençant par une voyelle ou l'outil w et finissant par d, sera un attributif à divers desrrés de margueritation.
Exemples : aloved, elovcd, iloved, oloved, uloved (F. Tableau, p. 58).
De plus, la remarque particulière déjà inscrite à la fin du tableau \' (indication du passif) peut également s'appliquer à certains mots de six lettres : Ex : stopui, être arrêté.
Enfin, une autre remarque nouvelle : si la lettre initiale est m et la finale une voyelle précédée de l'outil, le mot de six lettres deviendra un verbe au passif à un temps composé antérieur.
Ex : me ulovito : j'ai été aimé.
Un Tableau des mots de sept lettres serait absolument semblable à celui des mots de six lettres, sauf une remarque additionnelle :
Un mot commençant par une consonne, finissant par une consonne et contenant un ie intérieur est un nom composé. Ex : lueiunkar,
waffon-restaurant i textuellement : alimentation-wagon).
Les tableaux de mots de huit, neuf, dix lettres ne contiendraient aucune autre indication.
On voit que la simple connaissance des lois de l'Aspect et de deux règles spéciales à la Langue Bleue, — Marguerite et U, — ont permis d'aboutir à ce résultat merveilleux.
Quand nous aurons étudié au chapitre suivant la Formation du Langage, nous arriverons à des indications plus précises encore et nous pourrons, a priori, établir les structures intérieures obligatoires de chaque mot. {V. Tableaux récapitulatifs, chapitre VIII, p. 253.)
On sera convaincu alors de la supériorité de la méthode du B puisque, grâce à l'Aspect, elle démontre la possibilité d'existence d'une faculté de divination complète de chaque classe des mots et parfois, dans chaque classe spéciale, de certaines sortes grammaticales de vocables. Cette classification divinatoire a lieu aussi bien lorsque les mots sont à ïétat naturel que lorsqu'ils se rencontrent à leurs divers états formels.
C'est en cet « enseignement perpétuel par l'Aspect » (1) que consiste l'innovation principale de L\ Langue Bleue .
(1) REMARQUE SUR LES TABLEAUX GAUFRIERS (pafjes 62-63-64.)
Comme le travail ([xia j'apj)elle le « croisement » de reconnaissance piatii)ue sur les Tableaux-jraufners pourrait être mal compris, je préfère montrer un exemple de recherche :
Prenons le mot : manu, les hommes. Il a 1 lettres, commence jjar consonne, finit par u.
Cherchons sur le tableau des mots de 1 lettres. Dans la 1" colonne reriicalc on trouve la jthrase : « si la 1" lettre du mot est ... m », et dans la ligne supérieuie horizontale on lit à la 5« colonne verticale : « si la dernière lettre du mot est ... u ».
En croisant avec deux lignes au crayon ces deux indications le point d'intertection sera la définition : noms ou nombres au j>luriel ; ce qui est le cas du mut manu, les hommes. Ce qu'il /allait démontrer.
On peut jirendre n'importe quel autre mot du B et renouveler l'expérience. La réponse du < croisement « sera toujours exacte.