partie de, pièce de
qui a rapport à (moral).
augmentatif matériel .
qui déteste, qui a du dégoût pour (1) .
de la nature de (physique).
qualité, état en général.
effet, résultat de l'action ou de l'état .
commencement d'une action ou d'un état.
commerçant, qui fait profession de.
un chef, celui qui mène, qui commande.
diminutif matériel.
qui aime, qui a du goût pour (2) .
qui fait, qui rend .
nom de science ( 3 ) .
instrument ,
devenir d'un état et d'une
action .
multiplication de l'effort, jDar suite, multiplication du nombre.
généralité morale, ensemble de caractères .
iiiak, action de faire.
lalis^, maladie.
part, partie, morceau.
rap, rapport.
mas, masse.
lasl, haine.
natr, nature.
slav, esclave.
lef, effet.
leiik., direction.
luerk, commei'ce.
luest, maître.
liet, petit d'animal,
bibi, bible,
sig, victoire.
ril*., richesse.
psil, instrument.
ftir. futur.
dis, dix.
tisi», caractère.
(1) Par extension : (jui tue. Ex. : parricide, perasi.
(2) Par extension : qui se nourrit de. Ex. : Carnivore, karnibl.
(3) Par extension : nom de fabi-ique. Ex. : brasserie, birik.
la termiDaison secondaire
a «De sigDiieatioD de :
Mois du B ;
En français :
ouvrier, employé en.
fist.
poing.
destination, usage (1).
fit,
appropriation
ÎT
contenant, rempli de (2) .
kiv,
cuve.
olb
coup de.
kolb.
coup.
Ollll
nom d'arbre, d'après Heur
ou fruit.
boliu.
arbre.
OlY
lieu planté de.
bolv,
boulevard.
or
acteur, celui qui fait (3) .
kor,
cœur.
or m
qui a la forme, en forme de .
foriii,
forme.
ort
lieu où se trouve.
dort.
lieu.
os
terme scientifique en géné-
ral.
klos,
clause.
osni
généralité physique, en-
semble physique.
kosin.
ensemble.
ost
patron, fabricant de.
fOiit,
patron.
otr
descendant de, qui dérive.
notr.
naissance.
Ces terminaisons secondaires peuvent paraître à pi*emière vue trop nombreuses et d'une acquisition difficile.
Leur nombre est pourtant beaucoup moins considérable que les suffixes employés pour le même objet dans toutes les langues vivantes (4). Leur difficulté n'est qu'apparente, attendu que la connaissance d'un seul motde la langue fera apprendre par analogie, les mots similaires du même groupement d'idées.
Si l'on sait en effet que : panort signifie « boulangerie », on en déduira facilement des mots tels que : karnort, boucherie ; birort, brasserie (lieu où l'on trouve de la bière; (ô); kafoo't. café.
De même, si on connaît : rosolni, rosier, on apprendra vite à former des vocables tels que : srisolni, cerisier; fVesfoliii, fraisier; notvolni, noyer, etc.
^1) Par extension : qui fait usage de. Ex. : cavalier, kvalit.
(2) Par extension : mesure. Ex. : poignée, fistiv.
enjambée, legiv.
(3) Par extension : celui qui s'occupe de. Ex. : philosophe, flosfor.
— celui qui a l'âge de. Ex. : octogénaire, lokisor.
(i) En français, on peut compter, suivant la liste dressée por Sarr.vsi.v, un bien plus grand nombre de suffixes différents (environ 110).
(o) A la page précédente, on a vu que le lieu où se fabri<iue la Ijicre se nomme : birik.
Cette liste de terminaisons donnée, étudions les raisons théoriques qui ont motivé leur choix.
Bien que les évolutions de ces diverses idées soient d'une fluidité, d'une ténuité extrême, on peut pourtant diviser ces terminaisons secondaires en deux parties : celles qui servent" à exprimer des idées générales et celles qui veulent symboliser des groupements particuliers presque matérialisés.
Quoiqu'il soit très délicat de classer des idées générales, on peut néanmoins suivre la méthode suivante, qui fut ma ligne de conduite au moment de la création de ces suffixes.
Partant de la notion de l'existence ou de l'état d'un mot, ce qui, en somme, constitue la notion du nom lui-même, je peux établir le raisonnement suivant, qui nous permettra d'élaborer en même temps les terminaisons secondaires :
Cet état peut être simple avec idée de qualité.
. . d'où av.
11 peut comporter une ( soit morale d'où isin.
idée de généralité, (soit physique d'où osiii.
Il peut vouloir exprimer ^ soit favorable d'où ibi.
l'idée de penchant, ( soit défavorable d'où asi.
( soit la forme d'où oriii.
Il peut physiquement ^^.^ ^^ ^^^^^^^^ ^^,^. ^^
designer, ^ g^-^ ^^ composition d'où ak.
l ou générale d'où ap.
\ ou de similitude d'où atr,
Il peut se rapporter à ,^ ^^ ^^^^-^ ^,^. ^^^
une autre notion, Lu d'origine d'où olr,
[ ou de destination, d'usage, d'où it.
Cette même notion d'état ou d'action peut être comprise
Soit avec idée d'augmentation physique d'où as,
Soit avec idée de diminution physique il'où et.
Cette même notion peut s'envisager au point de vue temporel :
1° Lorsqu'elle commence d'où <rrn.
2° Lorsqu'elle continue, qu'elle devient d'où ir.
Dans ce devenir même, elle peut subir une force
convergente, soit : rendre, faire d'où ig*
A ce moment, cette force peut être multipliée . . . d'où is.
3° Elle aboutit enfin, à un résultat d'où ef(l).
Ces vingt terminaisons secondaires déterminent les idées générales.
Les autres suffixes sont d'un emploi plus aisément applicable ; ils représentent des groupements faciles à comprendre, pour ainsi dire tangibles.
La notion de l'agent, de l'acteur donne la terminaison or, L'outil servant à cette notion — il,
Le lieu où cette notion se trouve — ort.
Les autres suffixes servent d'emblème à des associations d'idées encore plus restreintes.
Pour attribuer une idée scientifique à une notion quelconque il suffit de joindre au mot : o».
I une idée de noms de science, y ajouter: ik, Pour ajouter \ — d'arbre, oliii,
à un mot ) — de lieu planté, olv,
— de chefs en général, est.
Au point de vue commercial :
. ( l'idée de négociant, y ajouter : erb,
•' < — de patron fabricant, ost,
a un mot / t • d i • " • ^
[ — d ouvrier ou d employé, isf .
(1) Ce suffixe sera très employé en B ; il y a en effet beaucoup de mots dans les langues vivantes qui confondent, jiar métonymie, l'action môme et le résultat.
Daumesteter : « La métonymie embrasse deux sujets rapprochés l'un de l'autiiî par un rapport constant; c'est elle qui fait passtu" le jjIus souvent les termes abstraits aux sens concrets. >•
Il cite comme exemple les mots français en tnent : ameu/Aeineiit, amusement, attroupement, cautionnement, etc. D'autres mots tels que : tonte, sortie, conserre ont également le même sort.
En Langue Hleue, il y aura deux mots distincts. Le résultat sera constaté par co suffixe cf. La tonte (action de tondre) sera tout et la tonte (résultat, produit de cette action) sera tontcf, etc.
Enfin dans les circonstances de la vie :
L'ensemble des maladies est caractérisé par la terminaison finale algr. Et l'ensemble des bruits ou des coups — olb.
A première vue, on peut comprendre quel afflux considérable de vocables apportera au langage la connaissance de ces terminaisons secondaires.
Rappelons encore que la seule connaissance de la Régie de la Marguerite peut nous servir à quadrupler les expressions de toutes les notions premières, si le sens le permet.
Ajoutons aussi que les Mots-cadres, bien qu'en dehors du nom par leur position distincte, apportent leur contingent d'idées universelles pour modifier le sens du nom-souche qu'ils précèdent.
On reconnaîtra alors sans difficulté, que, malgré sa pauvreté apparente, la Langue Bleue peut facultativement devenir la plus riche, la plus variée et la plus nuancée de toutes les langues.
C'est avec intention que je dis « facultativement », car la Langue Bleue peut également rester le plus simple et le plus rapide de tous les idiomes, si l'on veut restreindre l'emploi de ses outils grammaticaux ou ne faire qu'un choix judicieux et opportun des moyens fournis pour les variations possibles en B-
Je recommande encore de ne modifier les mots eux-mêmes que lorsque le besoin en sera flagrant ou que la mémoire fera défaut ; tous les outils offerts ne devant servir qu'en cas de nécessité.
Il faut ajouter que certains mots-cadres du B font double emploi avec certaines terminaisons secondaires.
Les auxiliaires accessoires, par exemple, font double emploi avec certains suffixes modificateurs de l'action ; mais ces procédés divers de traduire une pensée sont autant de facilités données pour arriver à la communication rapide, but suprême de tout langage international qui veut être digne de cette qualification.
Exemples de ces doubles manières de possibilité d'expression :
Le mot-cadre :
dire : se mettre à,
De
même le suffise :
oa veut
enk indique
: commencement de.
eo tsu
finir de,
plénitude, achèvement
1 ef
l'ésultat.
ai g"
désirer ,
qui a du goût pour.
>ibl
qui aime à.
bu
primauté,
est
en chef.
pfa
répulsion,
asl
ijui déteste.
sku
ressemblance,
atr
de la nature do.
ftu
renforcement ,
is
multiplication de l'effort,
fru
ancienneté, origine, an-
tériorité,
otr
provenant de.
§ E. — Notions caractéristiques sur chaque classe de la catégorie des Granmots.
Le paragraphe précédent nous a fait acquérir toutes les notions nécessaires à la formation des Granmots.
Le chapitre v nous a montré toutes les variations concernant ces mêmes Granmots.
La Grammaire, qui va suivre (Livre IL, condensera toutes ces indications et les répartira dans chaque classe.
Néanmoins, avant la publication de la Grammaire générale du B, je veux démontrer par l'exposition détaillée de quelques notions caractéristiques appartenant à chaque classe de Granmots, que la Syntaxe de la Langue Bleue a été travaillée dans tous ses détails d'application pratique.
Ces quelques considérations nous apporteront les solutions assez intéressantes d'une foule de petits problèmes qui surgissent lors de la création d'une langue artificielle.
Nous savons que les Granmots, 2* catégorie du langage, se subdivisent en quatre classes :