‹ La langue bleue - BolakChapitre 31 sur 136 · CARDINAUX · texte numérisé non relu

CARDINAUX

La difficulté de créer des vocables appropriés pour les 10 premiers nombres, bases de cette sorte, a été assez grande. Il a fallu trouver des mots courts, de V Aspect de leur classe, — soit : syllabes closes, — faciles à prononcer, bien différents les uns des autres (1), se rapprochant si possible de quelques mots connus dans les langues vivantes, pouvant se prêter à la juxtaposition pour les besoins de la numération et aussi à la juxtaposition de certains mots — jours et mois^ — sans que pourtant il en résulte une répétition de consonnes semblables, interdite par les lois orthographiques du B-

La complication de cette création était encore redoublée par ce fait que, lors de la numération, il ne fallait pas retomber sur une des trente-trois terminaisons secondaires qui apportent une notion nouvelle à des noms de plus d'une syllabe.

J'ai choisi les vocables : 0, iiol ; 1, ven ; 2, «lov ; 3, ter: \, far? 5, Itel ; 0, sab ; 7, iiep ; 8, lob. ? 9, iiif ; 10, «lis ; 100, son; 1000, niel; ces nombres ont tous la forme : cvc

Un million se dira : inlon : un milliard, inlai* ; un billiard, mil ■ular ; un trilliard, iiilon mlar 5 nilat* ntlar indique un milliard de milliards.

Numération. — Pour trouver une numération à la fois pratique et claire, le travail était également assez compliqué. Voici ma solution (2) :

(1) Pour éviter les confusions se produisant à l'audition, comme par exemple en français entre les mots «i six » et « dix ».

(2) Des propositions très ingénieuses comme la numération du Spelin du D' Bauer, qui semblent très commodes pour une numération théori(iue, sont impossibles dans la pratique.

Ce sont des mots tels que : 1 ik, 2 ek, 3 ak, 1 in, etc., qui forment : 10 ik^s, 20 eks, 30 aks etc., par l'addition d'une lettre. On voit les « différences ■> (qu'une mauvaise écriture ou une prononciation défectueuse peuvent occasionner par ce système.

1° Ne jamais supprimer une seule lettre des mots composant un nombre quelconque, sauf deux cas facultatifs de concision.

2° Afin de ne pas créer des vocables interminables , arrêter le nombre chaque fois que l'on rencontre un des chiffres : 10, 100, 1000, soit un des sons: is, son, mel.

Le fonctionnement de ces règles s'explique comme suit :

A. — Pour former les dizaines ajouter le mot dis à l'unité (1). Ex : 20, flovtlis.

Pour former les centaines ajouter le mot son à l'unité. Ex : 300, terson.

Pour former les milliers ajouter le mot mel à l'unité. Ex : 9000, nifmel.

B. — Pour former — api'ès 20, — les chiffres intermédiaires, placer le mot exprimant l'unité après la dizaine. Ex: 22, flov«lis dov.

Par concision, on peut supprimer le d du mot dis et dire : 20, do vis ; 22, tlovis dov ; 87, loUis «lep ; 04, gabis far.

Par exception, les mots de 10 à 20 sont formés au contraire par la préfixation du mot dis avant l'unité. Ex : 12, disdov; 19, disuif. Par concision, on peut dire sans inconvénients : «lidov, dsnif.

Les quelques exemples suivants démonireront la clarté de ce système :

faris lok.

son nif.

dorson didov.

uiel far.

mel dii[ep.

mel venson dovis g^ab.

mel loksou nifis lok (ou) dilokson nifls lok (2).

farmel nifson.

dismel ^abson dikel.

son faritiil ter.

terson kelis termil lokson nifis kel.

nilon venson diveumil vensou dîven.

La seule remarque complémentaire est que^ ainsi qu'on le voit dans

IOJOO.3.

(1) On pourra ronianjuci- que dis, aura la terminaison secondaire is dans ses formations; mais cette terminaison veut dire justement : multiplication.

(2) Lorsqu'il s'agit de dates surtout, on peut exprimer comme dans toute les langues des dizaines de centaines soit : dix-huit cent. Cette forme n'est pas recommandée.

LA LANGUE BLElt:

les exemples 0 et //, il est nécessaire de dire « un cent » veuson, dans les nombres composés, de même que l'on dit « deux cents » dovson, afin d'é\Titcr les confusions. On auit de même en espagnol et souvent en anglais.

( >n constatera sans aucun doute la concision des expressions des chiffres en B ; leur énumération y est plus courte qu'en aucune langue vivante.

A noter ici, que, dans Vécriture, il est essentiellement prescrit de mettre toujours des chiffres à la place de lettres pour reproduire les nombres ; c'est un gain de temps considérable.

A noter également que les jours et les mois sont aisés à apprendre : ce sont les nombres préfixés aux mots : tag, jour; mes, mois.

Lundi,

Mardi,

Mercredi,

Jeudi,

Vendredi,

Samedi,

Dimanche,

Ventnsr.

Uovtaj^.

TertBjsr.

Fai'tag.

H.elta)i;r-

CSabtaj^.

qeptaiç.

Janvier,

Février,

Mars,

Avril,

Mai,

Juin,

Juillet,

Août,

Septembre,

Octobre,

Novembre,

Décembre,

Vennies.

Dovines.

Termes.

Farmes.

H.elmes.

Gabmes.

1|e|ime8.

liOkmes.

]Vifnie8.

Ilismes.

Uivennies.

Didovmes.

Autres remarques: Par désir de concision, j'adopte la manière française de désigner :

1" : Les dates du mois. Ex: «2 Septembre», se dira : Dov nirmes ; 2° : Le rang des souverains. Ex: « Henri IV», se dira : Kiirâk. Tar ;

3" : Dans le même esprit, je prends à l'espagnol une idée pour exprimer la manière abrégée d'indiquer l'heure.

Cette indication se fait, iras las montes^ en plaçant devant un nombre l'article défini au pluriel.

En B, je pluralise le nombre lui-même. Au lieu de dire : « quatre heures », qu'on peut traduire : far leru lier, signifiant « heure ») je donne comme règle abréviative de dire simplement : « les quatre » fa ru il).

iV Pour la régularité d'analogie « une lioure » |irendia égalonient le mémo signe, et « vana » signifiera « une heure i» eu parlant du moment, du temps du jour, bien (\u<: Vu final soit le signe du pluriel réel. C'est là {'unique exception à la régie de lu final exprimant la pluralité.

Ceci sera d'une commodité évidente dans la pratique. La fréquence de cet emploi rend cette brièveté nécessaire. Les Anglais ne disent jamais non plus le mot « heure »; mais ils n'ont aucune expression spécialement appropriée dans ce cas.

Noter que : « minuit » se dit mon et <x midi » met (V. pour détails de l'heure, p. 120").

On voit ici l'utilisation de la variation du nombre pour les cardinaux.

Ils peuvent encore avoir ce signe u de pluralisation, lorsqu'ils ont un sens de substantifs.

Par exemple : lorsque l'on joue aux cartes, dans la phrase : « J'ai tous les dix »; ou, à la loterie, si l'on veut dire : « tous les quatre (les n"^ 4) sortent ».

Donc, pluriel des cardinaux dans deux cas seulement :

1° Pour l'heure ;

2'^ En cas de substantivation du mot.

Par contre, d'après leur nature même, les cardinaux ne peuvent avoir ni variation de genre ni margueritation. Ils n'ont pas de désinences casuelles et leur déclinaison se fait comme celle des noms (F. p. 44).

2^ Espèce des Nombres :

ORDINAUX

Les règles de variation existant dans cette espèce sont les mêmes que dans l'espèce : Cardinaux. Soit variation en nombre et aucune autre.

Les ordinaux se forment à Vaide des cardinaux sans exception.

On a déjà vu aux terminaisons absolues (p. 103), que j'avais établi d'autres catégories d' ordinaux que celles existant en français, — ceci à l'imitation de l'anglais et de l'allemand.

On trouvera, en B. six catégories d'ordinaux qui projetteront une lucidité bien plus grande dans le discours que les ordinaux de la langue française ; dans laquelle, par exemple, le mot « dixième » veut aussi bien dire le « dixième par ordre de rang » que la « dixième partie. »

Ces six catégories d'ordinaux se forment toutes par l'adchtion au cardinal d'une terminaison absolue distinctive, exprimant un sens déterminé.

Par conséquent, aucun autre mot (d'au moins deux syllabes) de la Langue Bleue ne sera terminé par ces suffixes.

On voit aussi que forcément tous les ordinaux auront deux syllabes au moins. Soit: le nombre cardinal, plus une des terminaisons absolues indiquant la catégorie de l'ordinal.

Par suite, les adverlDes provenant des ordinaux auront trois syllabes : le nombre ordinal, plus une des terminaisons adverbiales eif ou aif (F. Moclificatifs, p. 223).

Exemple : premièrement, vanenteii.

\'oici les catégories d'ordinaux e . leur formation :

I". — Ordinaux de rang. — Se forment par l'addition aux cardinaux

de la terminaison absolue eni ; II". — Ordinaux de rnultiplication précise. — Se forment par l'addition aux cardinaux de la terminaison absolue ip ; III". — Ordinaux de division précise. — Se forment par l'addition

aux cardinaux de la terminaison absolue om ; IV". — Ordinaux de colleclivité vague. — Se forment par l'addition aux cardinaux de la terminaison absolue aiii ; V°. — Ordinaux de collectivité de sortes (ou distinctifs). — Se forment par l'addition aux cardinaux de la terminaison absolue erl ; I7^ — Ordinaux de collectivité de fois (ou réplicatifs). — Se forment par l'addition aux cardinaux de la terminaison absolue oit. iV. p. 103, pour exemples).

Le pluriel s'exprime, comme pour tous mots de cette classe, par la suffixation de l'outil u.

Ex: Les premiers, veiieiiiii ; les doubles, doviiiu ; les tiers, feroiuu ; les dizaines, dlsaiiiu ; les mots de sept sortes: tieperlu vordi ; je te dis vingt fois; me sago «lovÎHoliit ata, etc.

Les ordinaux servent seulement facultativement à la formation de l'indication de l'heure et on n'emploie les mots : 1/i, 1/2, 3/i dans l'expression du temps que si on le désire.

Par esprit de concision, pour indiquer l'heure, je me conforme à la tournure allemande qui consiste en ceci :

1" Lorsque la fraction d'une heure déterminée est avant la « demie » elle suit le numéro de l'heure ;

2" Lorsque la fraction d'une heure déterminée est au moins à « la demie », ou après cette demie, l'expression de cette fraction précède l'heure suivante. Cette manière d'indiquer l'heure est pour ainsi dire calquée sur la marche sur le cadran de la grande aiguille se rapprochant de l'heure suivante. La position des mots fait roffice d'aiguille(ij.

(1/ Les mots « minutes », « secondes » sont supprimés dans l'usage courant, comme en beaucoup de langues vivantes. Cette expression du temps est trop longue, si Ton ne désire pas insister spécialement sur ces indications.

LA LANTJUE BLEUE 121

Ainsi :

Trois heures, sera exprimé par : tenu.

Trois heures dix minutes, par : teni dis.

Trois heures un quart, par : terii dikel ou terw faroiii.

Trois heures 25, par : terii ilovis kel.

Ici l'aiguille tourne et le nomhre change de place :

Trois heures 1/2, teris farn ou dovoni farit ; traduction : 30 avant 4 heures ou moitié 4 heures).

Trois heures 35 ou quatre heures moins 25, dovis Uel farii ; traduction : vingt cinq 4 heures).

Trois heures 3/4 ou quatre heures moins le quart, dikel faru (traduction : quinze 4 heures;, ou faroni faru (un quart, quatre heures).

Trois heures 50 ou quatre heures moins dix, dis faru ; traduction : dix, quatre heures).

On voit qu'ainsi dans la Langue Bleue, il n'y aura qu'une règle pour indiquer l'heure : se rappeler la rèjile conventionnelle du chiffre des minutes assimilé à la grande aiguille d'une montre qui change de position lors de son arrivée à la moitié du cadran et qui, se rapprochant de l'heure suivante, dépend uniquement de cette heure nouvelle et non plus de l'heure passée.

L'expression de la division rationnelle du jour en 24 heures, usitée en Belgique, pourra être exprimée par ce moyen d'une manière concise; ^ ainsi seront supprimées les additions nécessaires de : « matin » ^t~:, ^ i « soir », « du matin » et « du soir », usitées dans toutes les langues. V^ O A.

Ex : Deux heures dix de l'après-midi », en réalité : la quatorzième^^ ^À heure plus dix minutes de la journée deviendrait : farisu «lis. ^^^lj»^^

« Dix heures moins vingt du soir » pourrait se traduire par : dovis «liloku, vingt (avantj 18 heures.

En attendant l'adoption du jour de 2i heures, pour les deux mots : midi et minuit, uiet et mon, le système est le même.

Ex : 11 heures 15 du matin, tliveuu dikel ou divenu faroni. 11 heures 30 du matin, teris met ou dovom met. 11 heures 40 du soir, dovis nton.

11 heures 3/4 du soir, dikel mon ou faroni mon; traduction: 15 (avant) minuit ou quart minuit.

On constate que, dans renonciation de l'heure, on peut se dispenser des nombres ordinaux; les cardinaux donnent tout autant de brièveté.

Il est évident, que si l'on veut énumérer une heure avec ses minutes et ses secondes, il faut reprendre la forme régulière : tant d'heures, tant de minutes, tant de secondes.

Ex : Deux heures, dix minutes, huit secondes : dov leru, dif^ BiDitu. lok skantu.

On voit que mnit est le mot B minute et skant, seconde. (1) Noter ici que par contraction, une « demi-heure » sera le mol

dovier fau lieu de «lovoni di leri et un « quart d'heure » farler

(au lieu de faront di len.

Autres remarques particulières.

A. — Les locutions de forme, telles que : un par un, deux par deux, etc, se traduisent avec le connectif pi.

Donc, nous aurons : ven pi veii, dov pi dov, etc.

B. — La locution « au taux de » se traduit par le connectif sri et dans les mots « pour cent » pour par le connectif pro. Donc : « au taux de 5 0/0 l'an » se traduira : srî kel pro son pro lan (pour l'an).

C. — Vu les nécessités du système métrique, il faut noter que. devant les mots: mètre, metr; litre, litr ; stère, ster; are, lar ; gramme, kram, on place les mots suivants spécialement destinés à servir de multiples et de sous-multiples décimaux.

Pour exprimer le nombre de fois plus : dek (dix fois), lekt (cent fois), kil (mille fois), iiiirr (pour myria) (10,000 fois). Les mêmes nombres de fois moins seront traduits par : des (dix fois), sent (cent fois), mil (mille fois), krov (mot créé) (10,000 fois), enjoindra les mots par l'outil u pour former des noms composés.

Exemples: décalitre, dekulitr; kilogramme, kelukrani ; myriamètre, niirf anietr ; déclare, desular ; centilitre, sentulitr ; dix millième de mètre, krovnnietr.

(l)En termes scientifiques (marine, tréographie, géométrie, etc.), les mots : «minute et seconde » deviendront : ninet et skent. Le mot « degré »: krc*. Donc : 20», l.V, 30" se traduira : doviis kretu, dikel lunotu, «cris »«kcntu.

Les abréviations suivantes sont gardées en B : ° pow degré, ' pour minutes et " pour secondes mathématiques.

Pour l'heure, les abréviations serunt : 1 pour l'heure, m i)our minutes, s pour secondes ; a. m. et p. ni. pour antc meridiem et post iiieridicni afin d'indiquer le matin et le soir, suivant l'usage anglais (\'. Abréciation^].

D. — Les expressions « deux fois plus », « trois fois plus », etc, se traduisent comme le mot a double », « triple », etc, dont ils sont les synonymes; c'est-à-dire par les nombres cardinaux, plus terminaison ip. Ex. : Trois fois plus, leriii.

E. — Les expressions « deux fois moins », « trois fois moins », etc, se traduisent comme les mots « moitié », « tiers », etc, dont ils sont les synonymes; c'est-à-dire par les nombres cardinaux, plus terminaison OUI. Ex. : Trois fois moins, teroin.

F. — Les expressions « aucune fois » et « d'aucune sorte », se traduisent comme les autres ordinaux, en prenant le chiffre « zéro » noi aucune fois ; et en ajoutant la terminaison absolue nécessaire.

Elles ont le sens de « 0 fois », « 0 sorte ». Donc on aura : nololt, aucune fois ; nolerl, d'aucune sorte.

G. — La place des ordinaux sera, comme en toutes langues vivantes, devant le nom.

Ex : Le premier homme, veiieiii ntan ? une dizaine de chevaux, disRin kvaln ; le double de «ou deux fois plus de) femmes, dobip fenia.

Ex : Le centième de 100 est un : soiiont sou sero ven ; six fois six, gabolt gaî» ; marchandise de vinu't sortes, doviserl niersu ; de vingt couleurs différentes, doviserl kloru.

H. — On voit que, dans ces derniers exemples, l'ordinal ne prend pas le pluriel, étant pluriel de par son sens même.

Au contraire, lorsqu'il est pris substantivement (ce qui est permis, puisqu'il est de même classe que les noms), il prend la variation du pluriel des noms il).

Ex : Les premiers seront les derniers, veiienm sera lastu.

/. — <Jn voit que l'article « le, la, les » français est compris dans l'ordinal.

Ex : Le premier, la première se traduisent comme premier, première : veiieiii.

J. — Le mot «dernier» peut être exceptionnellement considéré ou comme nom ou comme ordinal.

(1) Ou verra plus loin pages 148, 202, 220, 221), que la règle absolue de la Langue Bleue est l'interdiftion de l'emploi d'une classe de mots pour une autre ; ce que j'appelle l'incominutabilité des classes.

Ex : La dernière fois peut donc se dire : lastolt ; de la dernière

sorte, lasterl ; le mot last indiquant déjà le rang par son sens, il est inutile de dire lasteii», à moins de vouloir bien préciser le rang même.

Ex: Le dernier homme, last inaii; le dernier de sa classe, lasteiu ad sea klas.

« Avant-dernier », se traduit par: dovlast (deux dernier). « Avant, avant-dernier », se traduit par : terlast (trois dernier). « Avant, avant-avant-dernier », se traduit par : farlast (quatre dernier).

K. — Le mot « x » en mathématique, se traduit par le mot likS; « l'inconnu » et peut être également considéré comme nombre.

liikseni, qui voudra dire l'ordinal de l'x, servira à demander le quantième du mois.

Ex : Quel jour sommes-nous du mois ? — IVe «lu sero liksein ?

Il sera loisible de dii'c aussi : liksolt, nombre inconnu de fois ; likserl, nombre inconnu de sortes.

Pour terminer ces remarques, et donner quelques exemples de vocables de la Langue Bleue, une liste de mots se rapportant à des nombres, aux divisions du temps, etc, est donnée ci-contre.

Ce Vocabulaire nous montrera en même temps quelques noms composés ordinaires et d'autres composés par juxtaposition (Ij.

(1) Il faut observer que ces créations de mots ne sont peut être pas définitives. Ce sont, pour ainsi dire, des « i)ropositions » de vocables qui ne servent qu'à donner une idée de ce que sera la Langue Bleue dans la pratique.

Comme il se jtourrait qu'au moment de l'élaboration du Vocabulaire quelquesuns de ces mots soient changés, on est prié de se reporter au Dictionnaire complet du B pour vérifier leur exactitude.

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