I.A I.AXC.L'K BLELi: ^s
M ■xprimor V<- iniiol i-t riilpli.dx't devra se ]>r(in<iiici r ; be, ce, de, fe, ke, nie. ne, etc. <>
Ce n'est <loiic pas être irrand révolutionnaire que de se conformer à un désir de l'Académie française!
Il sied jiourtant de déterminer plus exactement quel sera cet '< esprit final ». L'e muet français, le i> russe nous fournissent cette voyelle pour ainsi dire « atone », semblable au son que font entendre les muets.
La Lanuelle : « h'esprit exprime l'efifurt Je l'air ej?Aoie avec une certaine force, c'est une voyelle atone. La voyelle par excellence des sourds-muets. »
Cette lettre servant iDwpxement lii à désigner les lettres de l'alpha- ])et, le signe sjK''cial de sa représentation pourra sans inconvénient être nouveau.
Je choisis à cet etYct Vz grec qui, pour l'écriture, sera une sorte d'c usité assez souvent par les Anglo-Saxons, un e arec double boucle.
La difficulté d'acquisition résultant de la nouveauté de cette création est compensée par le peu de fréquence de son emploi grapliique, puisque cet « esprit » s n'est employé que pour reproduire les lettres de l'alphabet. Ex. : un d, an ds.
En réalité, cet v esprit » se trouve également à la fin de tout mot B terminé par une consonne : mais, par abréviation exceptionnelle, il n'est jamais écrit. Ex. : « nian » a pour véritable orthograjihe nians (2i.
Au point de vue oral, l'importance de cette « expiration » est très grande, car cette voyelle permet d'épeler correctement :
b e (esprit I, a — ba ; b s i esprits, e — bé de signe e se prononce éi, etc.
■ 1) En outre de l'emploi de I'î pour l'expression des consonnes de l'alphabet, ji conseille d'user de ce signe dans les mots désignant les sons musicaux, mots qu'on ne trouvera pas dans le vocabulaire B. La musique constituant une langue sj>éciale, une exception en sa faveur me parait justifiée.
J'adopterai donc, à l'exemple des Allemands, ces maîtres delà musique, une letuv pour chacune des notes (en allemand, tse, clé, e',fé, gué, a, ha).
Et je les dénonuiie ainsi :
naturel diéze-isos bémol-tvol bécarre-pfll inajeur-tnab inineur-mner.
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i2) Ce 80u//fe, encore plus marqué, existe en français chez les Méridionau.x. « Sans dot B prononcé jiar \m Marseillais devient « sans dote ».
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Les sons vocaux ck- la Langue Bleue seront donc au nombre de 0 :
5 voyelles : a, ek'-i, î, o, u (uu) et un esprit, souffle final : e (e muet '.
Chacune do ces lettres n'a qu'une articulation et, point essentiel dans un idiome qui veut être connnun entre les peuples de race indo-européenne, chacune des 5 voyelles peut être facilement émise par toutes les nations intéressées.
>; B. — Consonnes.
La recherche des consonnes nécessaires à l'alphabet international est plus aisée, puisqu'il ne .s'agit plus que d'éliminer celles qui seraient, inutiles, ou difficilement prononçables jtar un des peuples auxquels la Langue Bleue est destinée.
fi..\ii:i:i-<>M) : « Tous los bruits et son> iiiipressionncnl les organes auditifs .-'i i» u près d<.' la inêinc manioro et se r(!'sunieni pardesarticulatious ;\ peu près semblables et qui peuvent être réduile.s à un nombre minime de signes, w
Au reste, unirrand nombre de ces consonnes se retrouvent chez tous les jieuples.
Il est évident que les consonnes nécessaires à la constitution d'un alphabet rationnel, en partant des articulations produites par le gosier, en aboutissant à celles que les lèvres servent à émettre et en adoptant les dures et les douces d'un même groupe (1), .seront forcément :
G (guet, K, S, n, L, \\ 1), T, V, F, M, B, P.
soit 13 consonnes que tous les peuph's d'Europe et d'Amérique peuvent prononcer.
Dans cette nomenclature on peut remarquer l'absence de différente^; consonnes : ce sont dans les alphabets français, allemand, anglais, espagnol ou italien les lettres .suivantes :