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REMARQUES SUR LES POSSESSIES

A. — C)n voit que le pronom jDossessif et l'adjectif possessif se rendent par le même mot.

Ex: Mon père est bon et le tien est doux; niea per boiio U tea dolso \2).

B. — La formule : un de suivi d'un possessif est traduite ainsi que nous l'avons vu (p. 360) par le démonstratif an suivi du possessif.

I''x: Un de leurs enfants (en i)arlant d'hommes an bea fant; ou (eu parlant de femmes) an fea fant.

C. — La traduction ào phrases similaires k-.je me suis cassé la jambe se fera ciinime en anglais par les mots : j'ai cassé ma jambe, me uprcko inea leg.

D. — D'après la règle absolue du B qui interdit la i)ermutation des mots d'une classe avec ceux d'une autre classe, on ne devra pas dire : le mien et le tien, mais bien : ma propriété et la tienne.

La substantivation de 'i les miens les tiens», etc., est également interdite. On devra dire: ma famille ou mes parents, etc.

VP Sorte. — LES PERSONNELS

Définition. — Les Personnels sont des motules de la classe des désignatifs ayant pour objet de rappeler les personnes et les choses par la seule idée du rôle que ces personnes et ces choses jouent dans le discours.

Ils comprennent les jiTi'onoms personnels de toutes les langues vivantes.

(Ij A"oir pages 85-87 pour étudier la liste comiilète des traductions des sens des divers possessifs.

(2) On se souvient que « est bon » et « est doux » si' traduisent en b par un seul mot : le verbe dérivé de » bouté » et de douceur ».

-rvi LA LANGUE BLKIK

Aspect. — \'ii la diversité des emplois dos personnels et Timpossibilité de créer en B àes vocables appropriés, siifiisamment explicites pour remi)lir leurs fonctions dans la pratique, il a fallu abandonneipour cette sorte de mots la règle de détermination du singulier et du pluriel, commune à toutes les autres sortes des désignatifs.

Par conséquent, la sorte des personnels n'est pas soumise à la règle de l'a iinal symbole du singulier et de l'e final pluriel.

La notion dugerire et, en même temps, celle du nombre sont exprimées par une consonne caractéristique de chaque personne (1).

Cette consonne devra seule être comprise dans toutes les formes que peut revêtir un ])ersonnel. Aucune autre consonne n'entrera dans la composition d'un tel mot puisque, je le ré])«"!te, par la seule présence lie cette consonne, le personnel est déterminé en genre, nombre et personne.

hes personnels subissant l'inlluence delà déclinaison (2), j)our établir les (' moules » dans lesquels ils seront coulés, je leur ai donné au nominatif la forme ce.

Pour obtenir ïaccusatif, — n'ayant à ma disj)osition dans 'les désignatifs que les voyelles a et e, — j'aurai forcément, par analogie à la précédente, la forme : ca.

Le vocatif n'est (pie le nominatif exclamé, obtenu par un simple renversement de lettres et au lieu du nominatif ce, j'aurai le vocatif ec'(3j.

Connaissant d'autre part les règles absolues de la déclinaison en B '■ la préfixation de la voyelle e pour le génitif ablatif et de la voyelle a pour le datif iV. p. 'l'I et p. 'i^'iS} il suffira d'apposer devant Vaccusatif (4), forme ca, une de ces voyelles j)Our obtenir le conqjlément de la déclinaison B-

Le schéma de la déclinaison des personnels (<léjà exposé page 84) sera donc le suivant :

(1) Celle cunsoniie cartu^léristique, si)écialc à cluuiuo ))i'is(i)ii!i-l, );i|>)iclle qurlijiH' peu un phérinmnnc observé dans les lanj^ues a(Vicaiiics :

R. CuRST : « lui Wnl.iff, !a cnnsuiuie, initiale des hmiiis chaii.^e suivant la jni'sonne. »

(2) Pour tous détails à ce sujet vuir cliap. \' })ajic 13 et ch.iii. \ Il page 82.

i.'j) Voir page 16G re.\|)lication théorique de cet anagramme.

<Jn .sait tjue si le nom est sujet du verbe au mode exclamatif, il dnit être accunipagné du pronom au vocatif (V. p. il).

(1) Celte forme a été choi.sie pour obtenir uin' déelinai.sun cuncurdaiit avec celle des Relatifs et des InterrorjatiJ'u. Ex : à qui ? aka '? à moi, ama.

De i)lus, pour créer la déi-ivation du f/anitif et du rltitif j'ai forei'ment choisi l'accu-satif comme « .souche »; en effet si j'avais jn'is le nominatif jxiur cet em[doi. j'aurais formé des vocables dont la terminaison eut indiqué la jiluralifc, ainsi qu'on l'a consulté dans d'autres sortes de désignatifs.

Nomiaatir ce

Accusatif ^ c a

Gcnitil-ablalii oca

Datif a c a

Vocatif e c

Signification des personnels. — Il ne reste i)lus pour créer les personnels qu'à déterminer quelles seront les consonnes (ci caractéristiques de chaque personne (1).

On sait i^'. p. 47 1 qu'une 2'" personne respectueuse du singulier et du pluriel peut être employée (lorsqu'on ne veut pas tutoyer une ou plusieurs personnes).

On a déjà vu (p. 83 1 (juc les consonnes caractéristiques étaient ré- [)arties comme suit :

Singulier: Pluriel :

!■■" personne m n

^i' personne faniilieiu t p

"-i" personne respectueuse v g

'S' personne masculin s b

3' personne féminine I f

3" personne neutre H d

Le résultat de ces attributions est exposé au Tableau général des [)ersonnels et possessifs (paçe 361) où l'on constatera que, en remplaçant le c (consonne quelconque) du schéma ci-dessus par une consonne déterminée, on obtient le lyersonnel à la personne voulue avec toutes les indications nécessaires de (jenre et de nombre.

A la THÉORIE (pages 80 à S7i, j'ai mis en lumière par uneliste complète d'exemples la clarté et la précision de cette déclinaison, en même temps très facile à a]>prendre puisqu'il suffit pour connaître tous les personnels de se souvenir du schéma de formation de la déclinaison et des (•onsonnes caractéristiques de chaque personne.

.Je viens de montrer quels avantages théoriques apportait cette méthode de déclinaison des pronoms personnels ; ils se résument ainsi :

1" Par la création d'un personnel supplémentaire, on obtient la possibilité d'exprimer cette notion de « respect » que l'on rencontre dans toutes les langues modernes;

2" Par le rétablissement du c neutre », on obtient la possibilité de

(1 II faut dire que le choix de ces consonnes a été fait d'après quchjues indications de langues vivantes : « /*( » par exemple est la première j»ersonne au singulier dans nie, moi français ; me, nitj anglais ; mein allemand, rnia espagnol ; mi italien. Les letti-es «1» et «f» se rencontrent souvent au féminin.

J'ai également évité la présence de l'émission « dure et douce » d'un même son dans la nn'mc [icrsonnc pii^c au singulier ou au i>luriel. '

rm LA LANGUE DLEL'K

distinguer immédiatement le genre du nom auiiuel se rapporte un pronom .

La tendance évidente des langues est l'expulsion de toute déclinaison: c'est pourquoi elle a été pres([ue partout supprimée en B- Mais, en ce qui concerne les pronoms personnels usités à tout instant, la substitution des prépositions à des formes casuellcs me paraît aller contre la loi du moindre effort (1).

Les déclinaisons ont disparu par suite de l'effort de mémoire nécessité pour l'acquisition des diverses formes d'un même mot ; mais si, comme on peut le constater ici, cet effort est presque annulé par la symétrie de la composition, je crois qu'il est utile d'éviter la perte de temps occasionnée par l'emploi de prépositions ou de tonalités dans les cas les plus fréquemment usités : accusatif, iji-uitif-ahlatif, datif et rocatif.

La déclinaison des Persontiels en B ne comporte aucwie exception ; par l'analogie, on peut créer presque instantanément les GO formes possibles de ces vocables. La clarté apportée i)ar cette formation si simple est supérieure à celle des mots similaires de n'importe ([uelle langue vivante iV. p. 84 1.

Place des Personnels. — On a déjà constaté i V. p. 85-87), que le .sujet personnel au nominatif était toujours placé devant le verbe, Vobjet immédiatement après le verbe (ou après le modificatif de ce verbe, s'il en existe un; et les compléments indirects après l'objet. Au vocatif, le pronom est toujours en tète de la plirase.

A la TROISIÈME PAui iF. dc ce livre (p. 402), on trouvera toutes ces positions étudiées à nouveau ( Voir également pour la place des pronoms dans les phrases interrogatives, page 348 1.

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