REMARQUES SUR LES PERSO.WELS
A. - PHOSOilS EMI'll.\Tl(jL'ES. — Cotte espèce dc pronuni^ pci-soiinels for.més en français par radjonctioa du mot « même » à l'accusatif du personnel sera d'un aspect .spécial en b- Ce seront des mots formés par renclavaf^c de la consonne caractéristique entre deux coijelles e. Ils auront donc tous la l'orme : e c c.
Ex.: Toi-même, elc; elles-mêmes cfc (2). Connais-toi toi-même Et kcno etc.
Je l'aime plus que moi-même 'en p.arlant d'une femme . Me lovo la pliq ko «•me.
(1) Harkis, dans son Hennés, fait rimarquer que la déclinaison persiste dans les pronoms personnels de toutes les langues.
(2; Si l'on a à traduire la toui-nure « double personnel » on prendra le personnel emphatique. Ex. : Moi, je dis; emc ^tago, c'est-à-dire : « moi-même dis ».
Le personnel emphatique peut être employé pour le personnel simple si l'on veut appuyer sur l'idée de personnalité.
Ex. : Le « moi! de Médéc » dans Cor.neillk.
La (JiJclinaison des personnels emphatiques se fait au moyen îles démonstratifs ad, al.
On trouve la liste complète de ces «emphatiques », sur le tableau, page 36 L à la colonne sixième.
Soi-même. Ce mot manque à cette liste et est remplacé par le deaignatif de la sorte des indéfinis : sma V. p. Si, et p. 3.54).
Le mot vot est traduit de méiiK' :
Ex : Chacun pour soi et Dieu pour tous. Spa pro sma ît dîv pro atc.
SE. — Le pronom « se », n'existe pas en B. Nous avons vu (p. .50 et p. 183) que dans les verbes pronominaux on enij^loie le mot -cadre sa. en cas de réflexe aflirmatif et le mot-cadre snu eu cas de retlexe négatif, invariablement à tous les modes et temps et à toutes les personnes du ces modes et temps.
Si le mot « se » n'implique qu'une notion accidentelle de réflexion, il se traduit par le pronom emphatique.
Dans la phrase : a elle se donne un coup », le sens est que : « elle donne à elle un coup en ce moment » et non pas... i|u'elle « se donne toujours un coup v.
L'on traduira : le kuibo ad elc; littéralement: elle « fait usage de coup » (présent transitoire) elle a donne un coup » à elle-même (V. p. 196).
Ce pronom français dans la plupart de ses acceptions est donc remplacé par les mots-cadres su, snu.
Lorsque le mot u se « fait passer un verbe de l'actif au passif, il se traduit en b par le verbe au passif. Ex. : « Cela s'est fait à mon insu. Traduire par : « cela a été fait à mon insu ».
Dans les autres cas, le mot « se » se traduit toujours par : « soi, soi-même, sma », ou par les personnels régimes appropriés.
C. — Du cas du pronom, après les propositions. — Si un jjronom est régime d'une préposition il se met toujours au nominatif.
Ex : Près de toi, ol te ; littéralement : prés de tu.
D. — Des mots le, la, les, employés comme pronoms régimes.
A ce sujet, voir page 3 19 les exemples donnés.
On consti^tera que la traduction de ces pronoms « le, la, les », se fait par les personnels.
Au contraire, le mot a le >> n'est pas traduit lorsqu'il est employé eœplèticemev.t.
Ex.: 1" cas : Etes-vous les héritiers? Nous les sommes. \c soro ba (nous sommes eux).
2' cas : Etes-vuus héritiers du défunt ? Nous le sommes. î\'e sero (nous sommes).
E. — Du pronom <ile» ejeprimant toute une phrase.
Dans les phrases uù le mot le tient la place d'une proposition sous-entendue, il ne se traduit pas, ou alors il faut rétablir la phrase entière.
Ex.: « Va, je ne te hais point î » — « Tu le dois. »
Les traductions en B seront :
r On : .. Tu dois b Te devo.
i" Ou : « Tu dois me haïr » Te devo laslo uia. ou plus brièvement, avec VauxUiaire accessoire oc signitiant « decoir, falloir, être dans l'obligation de » la même phrase peut se traduh'e : Te oe lasIo ma.
F. — Du pronom « il » dons les cerhes impersonnels
Le pronom a il » français empliiyé dans les verbes ir srsonnel qe.
Ex.: Il pleut. — qe plovo; traduction littérale : « Cela pleut ».
Le pronom «■ il » français empliiyé dans les verbes impersonnels se ti'aduit i)ar le personnel qe.
3B8 l'-^ LANGUE BLEUK
G. l)u personnel prenant la place des indéfinis.
Le mot « i>ii » remplace souvent eu français, un pronom personnel; enB. il faut rétablir le personnel.
Kx.: « On n'est pas des eselaves ». .'est-à-din' •< nous ne s.iniiiies pas ».
//. — Du personnel employé substantiroincnt.
D"ai>rés la règle dr Vlnrommufahilit(- des elasses, on m' pourra pas dire : « le
moi ».
N'i'tcr aussi nw ]<• mot « nous» ne poni être employé pour «je ".