‹ La langue bleue - BolakChapitre 99 sur 136 · EXEMPLE D'UN TEMPS COMPLET · texte numérisé non relu

EXEMPLE D'UN TEMPS COMPLET

Passé de l'indicatif du verbe aimer : lovi.

De rinfînitif piassé love, avoir aimé, on aura, suivant la règle de dérivation :

j'aimai.

tu aimas.

vous aimâtes (en s'adressant respectueusement à une seule personne).

il aima.

elle aima.

il (Celai aima (le sujet étant neutre).

nous aimâmes.

vous aimâtes (en s'adressant familièrement à ]jlusieurs personnes).

vous aimâtes (en s'adressant respectueusement à j)lusieurs personnes).

ils aimèrent.

elles aimèrent.

ils aimèrent île sujet étant neutre).

me

love

te

love

ve

love

se

lo'ie

le

love

qe

love

ne

love

pe

love

love

be

love

fe

love

de

love

CONJUGAISON COMPLETE DU VERBE spiki, parler.

A LA VOIX ACTIVE : — i" : Mode infinitif.

éternel s|iiI4.b parler (toujours).

présent spiUo parler (en ce moment).

passé «pîke avoir parlé.

futur spika devoir parler (dans le futur).

2° : Mode indicatif.

éternel

imparfait

présent

■pansé indéfini

jjossé défini

passé antérieur

plus- que-par fa it

futur

futur antérieur

me g|»il4i me ut<ipiki me Npiko me uiiipiko me (npike

je parle (toujours).

je parlais.

je parle (en ce moment).

j'ai j)arlé.

je parlai.

me nspike j'eus ou j'avais parlé.

me liipika me uSrpika

j(' parlerai, j'aurai parlé.

3° : Mode e.cclamatif {impératifs

., , . . \ moi ! ie iiarle 1 itouiours) (1).

éternel eiii giiiki . , -,

/ on. moi que je parle?

I moi 1 je parle ! (en ce mo-

présent eiu s|iiko | menti.

( ou moi que je parle I

a \ , { moi ! je parlai !

' passe eiM spike , ., . ,, ,

^ (ou moi que j aie parle !

[ moi ! je parlerai !

jutur em spika - ou moi que je parle I i dans le

( futur) .

4*» : Mode subordonné io.vec idée uffrmativé) (2).

éternel ka me sfiiki que jf parle itoujoursi.

présent ku nie spiko que je parle len ce mo

menti.

passé kii me s^pike que je parlasse.

futur ku me spika que je parlerai (dans le

l'utur ! .

On peut constater la réirularité absolue de cette conjugaison et la rapidité obtenue dans ses dérivations. J'ose espérer qu'une grande facilité d'acquisition eu résultera.

La conjugaison dans les autres voix n'est qu'un jeu à apprendre.

Dans la voix passive, il suffit d'intercaler l'outil w devant une des finales a, e, î, o et on aura, par exemple, au mode indico.tif de la voix passive du verbe aimer : lovî.

me lovuî je suis aimé (toujours^.

me lovuo je suis aimé (en ce moment^.

lue ulovuo j'ai été aimé.

me lovue je fus aimé.

me uloviie j'eus été ou j'avais été aimé.

me lo\ua j«' serai aimé.

me iiloviia j'aurai été aimé.

(1) A la 2* personne, ces significations seraient plus facile-; à comprendre, on aura :

et spîki, j>arle toujours • et spiko, parle ,en ce monvrit ; et spîke, aie parlé ; et spika, tu parleras!

(2) Avec idée négatite, le subordonné devient : knu me spiki. knu me spiko. knu me spike. knu me spika.

:>^.s LA LANGUE ULEUK

Et de même à touH^s les personnes, à tous les temps et à tous les modes si cela est nécessaire.

Pour la VOIX réflexe, il suffit de placer un jnot-cadre devant le . verbe.

Ce sera, en cas de réflexe affirmatif, le mot cadre su.

Et en cas de réflexe négatif, le mot cadre sini.

Un obtiendra donc très facilement, par exemple au mode indicatif :

mo su lovi je m'aime (toujours .

me su iiIoTÎ je in'iiimais.

iiK' sa lovn je m'aime (en f!c moment"'.

me su ulo\«» je me suis aimé.

nie su lov«' je m'aimai.

nij' su ulovo je m'eus aimé.

nio su lova je m'aimerai.

uic su ulova je me serai aimé.

La voix IMPERSONNELLE n'ofîrc pas de difficulté en B- Le pronom « il » français <'St remplacé par la troisième personne singulier neutre. Ex. : il pleut : i|e plovo.

Auxiliaires. — On sait que les auxiliaires français avoir ou être sont remplacés en B par la règle de la préfixalion de Vu à toutes lea voix iV. exemple de la conjugaison, p. l'J2i.

Ex. : J'aime, j*ai aimé ; me lovo. me ulovo.

Je suis aimé, j'ai été aimé : me lovuo. me ulovuu.

Je m'aime, je me suis aimé : uie su lovo. me su ulovo.

Cependant , quelques mots-cadres, tous de forme w (voyellevoyelle), ainsi qu'on l'a déjà constaté (V. p. 157j, pourront servir d'auxiliaires accessoires facultatifs et remplacer les idées modales les plus usuelles.

Ce seront les mots suivants : qui vondronl dire :

oa <*ommencer à, aller.

oo finir de, venir de.

ia ..... . vouloir, avoir riiiti;utit>n de.

ai désirer, avoir du j-'oùt, du penchant j)0ur..

oe devoir, falloir, être dans l'oliligation de.

ci pouvoir, être dans la possibilité de.

îo. agir ainsi l'réquemment. régulièrement.

ao agir ainsi rarement, d'une manière intermittente.

Ces mots seront très utiles pour abréger le discours; deux d'entre eux « îa, ai » pourront souvent remplacer la notion de « conditionnel ». Leur place est toujours immédiatement devant le verbe (T. p. 159j.

Variantes du Verbe. — Le Verbe a été étudié jusqu'ici dans son sens d'affirmation.

Le même verbe peut être conçu avec idée de négation. Puis sous une forme interrogntive, laquelle à son tour peut être ou affirmative ou négative.

Ces diverses variations n'influent ni sur la forme du verbe, ni sur sa place dans la phrase (ri sur sa tonalité) ; les changements nécessaires pour l'expression de ces variantes sont opérés en dehors du mot verbal; les places respeoiives du sujet et du verbe ne sont pas davantage modifiées.

La NÉGATION s'exprime par le mot-cadre nui plact'- devant le verbe. Au mode subordonné, la négation passe dans le mot-cadre reliant les deux membres de phrase.

En. : 11 faut qw; ;,e ne pari'- pas : qc nanko kiiii uie spiko.

L'iNTEiiROGATiON s'cxprimc comme suit :

U interrogation affirmative : par le mot-cadre : du. h'intcrrogation négative : par le mot-cadre- : titu.

Ex. : Airné-je ? nio du lovo ? N'aimé-je pas ? inc tiiu lovo '.'

Dans le cas de verbe réflexe interrogatif, la négation passe dans le mot-cadre de réflexion.

Ex. : Est-ce que je ue m'iiime pas ? : me du snu lovo ?

Les places des divers mots-cadres devant les verbes sont étudiées dans la premil;re partie yV. p. 188).

Place du Verbe dans la phrase. — Au chapitre précédent, on a vu la place des noms par rapport au verbe. Il s'ensuit que le verbe B ne pourra jo.mais se trouver au commencement d'une phrase.

On sait en effet que le mode exclamatif exige totijours la présence d'un ])ronom sujet ; et qu'en cas d'interrogation le verbe reste tou/ours dans la même position, après le sujet.

Ex. : Tu viens. te komo. (Positif).

Viens! «'t kuuio ? Exclamatif : prière, appel ou ordre).

Vien.s-tu ? if du kouio? .Interrogation simple'.

Viens-tu I et du koiuo? 'Interrogation exclamative avec idée d'ordre).

Le dessin du Poteau indicateur {V. p. 19.5) montre la facilité apportée dans la compréhension d'une phrase par cette place immuable du verbe.

Pour me servir d"une autre comparaison, je dirai que la voyelle finale qui termine totijours le verbe est semblable à la lueur d'un ])hare. Cette sonorité vocale linah; éclairera le sens de tous les autres mots par le seul fait de sa position. En effet, les mots placés avant le

verbe se réfc'-reront tous au sujet de ce verlîed); tandis que les mots l»lacés après lui feront partie intégrante de l'obj'e^ — exception faite pour l'adverbe modificatif du verbe immédiatement ])lacé après et dont la contexture spéciale — mot terminé par i|, — rend toute confusion impossible.

On sait aussi que jamais un verbe ne s'emploie substantivement.

Signification du mot verbal. — Puisque tout verbe doit être dérivé d'un Xorti (ou Xoinbre\, il faut sr rappeler que c'est la manifestation verbale de-l'ordre le plus général qui apporte le sens du verbe.

A la PREMIÈRE PARTIE {]'. ]). 190-202), OU a pu lire les détails théoriques de cette transformation.

Je rappelle seulr-meut qu'elle s'effectue dans l'ordre suivant :

1° Etre dans Vélat de... ou acoir; 2" Accomplir; 3° Faire usage de.

Si un nom peut se « verbifier » avec le premier sens, c'est cette signification qui coustiUic le mot verbal. Si cette })OSsibiUté n'existe [)as, la deuxième transformation est essayée, et la troisième seulement lorsque les deux premières sont impraticables.

Page 1