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RÉSUMÉ DU VERBE

Il suffira de savoir les six règles suivantes pour connaître toute la grammaire de cette difficile partie du discours :

r* Le mot verbal B est toujours dissyllabique. Il a au moins 4 lettres. Sa finale est toujours une voyelle (pas l'outil).

Il est toujours dérivé du nom et formé par l'adjonction (m noju de cette voyelle finale.

2" Dans le mot verbal, on ne peut trouver que deux indications :

A. Temps ; — B. PassivUê.

A. — Le temps est exprimé par la voyelle finale comme suit:

î, indique le temps éternel ; o, le présent; e, le passé ; a, le futur. L'antériorité de ces temps est indiquée par l'outil n placé au commencement du mot, ce qui su])prime les auxiliaires.

(1) Sauf les mots-cadres qui ai)jjai'tiennent au verbe et qui font partie du sens du verbe; ils sont du reste facilement reconnaissables par leur contexture : motules contenant l'outil u ou formés de deux A-ovelles.

B. — La passivité est exprimée par l'outil u intercalé dans le mot avant la voyelle finale.

3° La conjugaison est absolument régulière et ne fait jamais varier le mot verbal.

Les modes « partici|)e et conditionnel » sont supprimés.

D'un mode inlpersonnel, l'infinitif, sont tirés les temps personnels et les modes indicatif, exdamatif et subordonné, dont la compréhension s'effectue par des signes placés hors du verbe, savoir :

A. — L'indicatif, par le pronom personnel au nominatif.

B. — h' exdamatif, par le pronom personnel au vocatif.

C. — Le subonlonné, par deux mots-cadres exprimant les suborditions positive ou négative.

La personne est indiquée uniquement par le sujet (nom ou pronom personnel).

4° Le verbe pronominal se forme uniquement par un mot-cadre placé devant le mot verbal.

5° La place du mot verbal dans la phrase est invariable, même en cas d'interrogation.

6" La signification du mot verlial est toujours tirée du nom-souche par un choix à faire parmi trois transformations de sens, dans un ordre déterminé il).

(1) Le classement j^ar ordre d'importance des dérivations verbales d'un nom est d'une nature toute relative, puisqu'il dépend des conceptions personnelles de chaque individu.

Il est entendu qu'en partant du sens exact donné au nom-souche dans le Dictionnaire, le verbe est constitué par la manifestation verbale la plus usuelle.

A la PREMIÈRE PARTIE (\'. p. 196) j'avais théoriquement établi pour faciliter cette « verbification » l'ordre suivant : état, usage ^ accomplissement.

En passant à la pratique, au moment de l'élaboration du Yocadclaire, je constatai que la notion d'usaf/e était moins fréquente que la manifestation active : l'accomplissement d'un acte.

J'ai donc fait passer en troisième ligne la dérivation verbale obtenue par le sens : faire usage de.

Les deux autres manifestations donnant suite à une dérivation verbale « état et action » sont d'une importance égale.

En réalité, les noms abstraits purs donnent la dérivation verbale avec idée d'eï«f. Exemple : beauté, bel, produit le verbe : être beau. De même, les rioms concrets purs donnent la dérivation verbale avec idée d'usage. Exemple : ficelle, bint produit le verbe : faire usage de ûcellc, ficeler ; puisque les sens a être, avoir, accomplir ficelle » ne signifient rien.

La difficulté existe donc seulement pour les noms abstraits et concrets à la fois, « noms abstractifs «, tels que les mots « embarquement », « partage », dont le passage au sens verbal sera fait généralement par la notion d'acte, d'accomplissement. Ex. : bark, embarquement; barki. embarquer; bip, partage; bipi, partager, etc.

Pour ces mots il faut connaître le sens des verbes, comme en toutes les langues, (V. p. 200), et il }■ a forcément un peu d'arbitraire dans ces attributions.

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