II. — Répercussions de la diatribe
Nous venons de montrer dans quel esprit l'auteur du Glossaire nautique (1848) avait abordé l'étude du « Navigaige ». Malgré le parti pris et les lacunes importantes qui déparent cette diatribe, elle s'imposa à l'attention de tous ceux qui, de près ou de loin, touchaient à Rabelais. Telle était l'autorité de
commentaire de Burgaud des Marets et dans le lexique de Marty-La veaux.
Jal que ses conclusions, en c'épit de leurs prémisses fallacieuses, lurent admises par t^ms les rabelaisants
Çà et là, une protestation timide, une réserve isolée, mais comm:ntateurs ou biographes, critiques ou historiens, s'y rallièrent en principe. Et c'est ainsi que la critique la plus partiale et la moins intelligente de toutes celles qu a subies l'œuvre rabelaisienne, resta debout pendant plus d'ui demi-siècle.
Il nous a semblé intéressant de suivre les traces de cette influence depuis son apparition jusqu'à nos jours. Nous commencerons par les éditeurs et commentateurs pour finir par les biographes, critiques et historiens.