IV. — Genre narratif
Un chef-d'œuvre inaugure ce genre dès le xv* siècle : Les Cent Nouvelles nouvelles (1450-1460). Au xvi», le roman rabelaisien devient la source où se sont abreuvés la plupart des nouvellistes ultérieurs, depuis les Propos rustiques (1547) de Noël du P'ail jusqu'au Moyen de parvenir (1610), en passant par les Récréations et Joyeux devis de Des Périers (i558),les Serées Q\tG\x\\\<i\imt Bouchet (1584), les Matinées (i585) et Apres disners (1587) de Nicolas de Cholières.
Voy. Gustave Reynier, Les origines du roman réaliste, Paris, 191 2,
Les publications sur la langue sont nombreuses aux environs de i53o. C'est alors que parurent successivement :
Geoffroy Tory, Champjleury, auquel est contenu l'art et la science delà deue et vraye proportion des lettres antiques, Paris, 1529.
Jehan Paisgrave, V Esclaircissement de la langue Francoyse, composé par Maistre J. P., Anglois natif de Londres et gradué de Paris, i53o, in. fol. goth. (réimprimé par Génin, dans la Collection des Documents inédits sur l'histoire de France, Paris, 1852).
Mathurin Cordier, De corrupti sermonis emendatione libellus, Paris, Rob. Estienne, i53o.
Caroli Bovilli, De differentia linguarum et gallici sermonis varietate. Qiiœ voces apud Gallos sint factitiœ et arbitrariœ vel barbares, quce item ab origine Latina manarint, Paris, i8î3, in-4°.
Dans la seconde moitié du xvi* siècle, c'est Henri Estienne qui en est le représentant le plus autorisé. Son Apologie pour Hérodote parut en i566 et ses Deux Dialogues du nouveau langage français italiani:{é en 1578.
De nos jours, Marty-Laveaux a fait suivre sa grande édition de la Pléiade française (1866-1878) par deux volumes utiles intitulés : La Langue de la Pléiade (1886-1898).