FRANÇAIS
C'est là une tâche difficile devant laquelle les plus intrépides ont reculé Jusqu'ici. Nous la tentons cependant avec la conscience d'un long efifort accompli et d'une admiration sans bornes pour l'œuvre du grand écrivain.
Si nous défalquons de son lexique, d'une part, ses latinismes et ses emprunts étrangers, et d'autre part, ses vocables encore usuels, il reste un ensemble de faits du plus haut intérêt pour le sujet qui nous occupe. Nous commencerons par déterminer les divers courants qui dominent alors le mouvement de la langue dont Geoffroy Tory a tracé un tableau sommaire mais curieux et caractéristique.
Nous ferons ensuite ressortir les ressources du moyen français de la Renaissance, les contributions personnelles de Rabelais et ses souvenirs livresques, que nous classerons selon les auteurs et suivant les époques.
Ces faits trouveront leur complément dans le groupe imposant des vocables de terroir, qui, par son importance et sa variété, mérite un traitement à part.