III. — Costume
Aiguillette — Si nature ne leurs eust arrousé le front d'un peu de honte, vous les voiriez... courir Vaiguilleîte plus espouvaotablement que ne firent... les Thyades Bacchiques (1. 111, ch. xxxii).
Cette expression, courir V aiguillette , pour courir après les hommes, signifie simplement courir après l'aiguillette (cordon qui rattachait le pourpoint aux chausses), ici synonyme de braguette (i). Cf. 1. III, ch. xxvii : « Je l'ay [le roide dieu des jardins] à commandement... Il ne luy fault que lascher les longes, je diz Y aiguillette, luy montrer de près la proye, et dire : haie, compaignon! ».
On la lit chez Guillaume Coquillart (t. I, p. 163), et dans le « Débat de la Nourisse », la chambrière reproche à la nourrice {Ane. Théâtre, t. II, p. 421) :
Tu as plus couru l'esguillette, Plus tempesté qu'oncques filette De plain marché ne courut.
Chaperon. — ... fut relevé de ceste perplexité par le moyen du seigneur Horace Farnese, Duc de Castres, et des seigneurs Robert Strossi et de Maligny... Ils mirent quatre testes en un chapperon [Sciomachie).
Allusion au proverbe cité par Charles Bovelles (1531): « En un chapperon deux testes sont ». Leroux de Lincy le commente ainsi d'après Pasquier (1. VIII, ch. xviii): « Le chaperon fut la coiffure la plus usitée en France du xiii' à la fin du xv' siècle. De là ce proverbe pour désigner deux hommes, qui sont ce même volonté et dans une parfaite intelligence. On dit aujourd'hui dans le même sens : Deux têtes dans un bonnet ».