mais nous apaisâmes
Noz couraiges et recuUasmes : Que dy je ? non pas reculer :
Chose dont on ne doybt et parler...
Ung rien jusques au Lyon d'Angiers, Je ne craygnoye que les dangiers.
Moy, je n'avoye peur d'aultre chose.
Ce dicton est fréquent chez Rabelais, qui en indique lui-même la source (1. IV, ch, lv) : «Fuyons, saulvons nous. Je ne le diz pour paour que je aye. Car je ne crains riens fors les dangiers. Je le diz toujours. Aussi disoit le Franc archier de Baignolet ».
Ces emprunts livresques viennent compléter les multiples souvenirs tirés du trésor populaire indigène. Le double courant, oral et littéraire, aboutit ainsi à une ample provision de proverbes et dictons, véritable mine parémiologique, dont nous avons tâché d'explorer les abords variés, les couches successives et les nombreux filons.
(i) Cf. Jacques Grévin, Les Esbahis (dans VAnc. Théâtre, t. IV, p. 161): « Et encore, se j'eusse dit: La main sur le pot ! parce dict mon denier me fust demouré ».
(2) Voy. Introduction, p. 4.
FIN nu TOME PREMIER